Politique

Posede la première pièrre du centre d'interprération environnementale de chami

Nouakchott,  01/12/2009
La cérémonie pose de la première pierre du Centre d'Interprétation environnementale de Chami(230 km nord- Ouest de Nouakchott) sur le littoral, s'est déroulée hier lundi sous la présidence du ministre Délégué auprès du Premier Ministre, Chargé de l'Environnement et du Développement Durable.

Dans une allocution prononcée pour la circonstance, le ministre délégué, chargé de l'environnement et du développement durable, Dr Diarra Idrissa a rappelé qu'il y a plus de trois décennies que le Parc du Banc d'Arguin a été créé(26 juin 1976).
l a été déclaré Zone Humide d'importance internationale (Convention de Ramsar) en 1982 et site du patrimoine mondial dans le cadre du programme " Homme et Biosphère" de l'UNESCO en 1989.

Le Banc d'Arguin, a-t-il poursuivi, est régi par la loi 2000/24 qui a été offerte symboliquement par le Gouvernement mauritanien comme don à la Terre le 14 mars 2001.

Le ministre a noté que près d'une centaine d'espèces ichtyologiques identifiées se reproduisent ou se régénèrent au PNBA, constituant un vivier et un réservoir pour la pêche nationale et sous régionale.

Sur le plan écologique, le ministre a indiqué que le parc a renforcé ses fonctions de refuges, d'aires de transit et de régénération pour nombre d'espèces migratrices notamment des oiseaux et des mammifères marins.

Ainsi, a dit le ministre, le choix du PNBA pour bénéficier des financements de l'Organisme Autonome des Parcs Nationaux d'Espagne(OAPN) pour la construction du Centre d'interprétation environnementale à Châmi n'est pas anodin.

Ce centre propose une réponse anticipée aux changements profonds qui vont affecter l'espace littoral mauritanien et les atteintes environnementales et sociales qu'ils risquent de produire.

Ce centre, a noté le ministre, le plus grand en Afrique de l'Ouest, a pour objectif d'améliorer l'éducation à l'environnement et à la sensibilisation des populations aux problématiques de la gestion durable des ressources marines et de la conservation de la nature.

La construction de ce centre d'une superficie de 980 m2, exécutée par l'agence publique espagnole TRAGSA, s'étalera sur une période de 18 mois pour une enveloppe de 1 118 000 Euros entièrement financés par l'Organisme Autonome des Parcs Nationaux d'Espagne(OAPN).

Le ministre a remercié le Royaume d'Espagne pour l'appui constant et multiforme qu'il ne cesse d'apporter au développement socio-économique de notre pays à travers différentes agences.

Quant au Secrétaire d'Etat Espagnol, Chargé de l'Environnement, a l'Eau et au Milieu Rural, M. Josep Puxeu, il a indiqué que ce moment est le fruit d'un long chemin parcouru dans la coopération mutuelle entre l'Organisme Autonome des Parcs Nationaux d'Espagne et la l'Administration Mauritanienne. Il a rappelé qu'on peut citer dans le cadre de cette coopération les accords tels la conservation du phoque moine dans la réserve satellite du Cap Blanc, le soutien institutionnel pour encourager la visibilité et la gouvernabilité des parcs nationaux.

Le secrétaire d'Etat de conclure" ce projet a pour objectif principal la conservation des espaces naturels en tant que représentant de la diversité géographique de la Mauritanie et constitue un outil fondamental pour créer et favoriser des mécanismes de gestion et de conservation du milieu naturel dans le but d'obtenir un aménagement équilibré et conservationniste du territoire".

Pour le maire de la commune de Mouamghar, il s'est félicité de la cérémonie, rappelant cependant, que force est de constater que plus de trois décennies après la créations du PNBA, aucune infrastructure visible , ni équipement, ni service de base n'ont été réalisés au profit des populations vivant depuis des siècles dans la zone.

Il a signalé, à titre d'exemple, que la direction du PNBA avait pris des engagements au titre du Budget 2009, lesquels sont restés lettres mortes, entres autres: la construction de 2 salles de classes, la fourniture d'une citerne à eau et la fourniture d'une ambulance.

Dans l'intérêt des populations, le maire de la commune suggère la révision de la loi 2000/24 du 19 janvier 2000 relative au PNBA ainsi que ses textes d'application, la stricte application du code des pêches et une meilleure association de la commune dans le cadre d'une réelle approche participative au niveau du Conseil scientifique du Parc et au niveau des actions de développement communautaire ou ayant trait aux populations.

Il a enfin demandé le transfert du siège du PNBA, actuellement à Nouakchott, pour le chef lieu de la commune ou à défaut à Nouadhibou, chef lieu de la Moughataa dont relève territorialement et administrativement le Banc d'Arguin.
Dernière modification : 01/12/2009 14:00:00