Nouakchott,,  19/06/2010
La Mauritanie, à l'instar des autres pays de la communauté internationale a commémoré samedi dans les locaux de la faculté de mèdecine de Nouakchott la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose.
La célébration de cet évènement a pour objectif de limiter les conséquences néfastes de cette pathologie au sein des populations notamment les décès précoces, souffrances et invalidités.
Il s'agit aussi de reconnaître cette maladie comme priorité en santé publique; d'en faire le bilan de la lutte depuis sa découverte il y a 100 ans; de mieux sensibiliser sur ses effets et de mettre en place des structures de diagnostique, de prise en charge et de recherche.
Prenant la parole à cette occasion, le secrétaire général du ministère de la santé, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar a indiqué que cette maladie méconnue frappe néanmoins 300 000 enfants chaque année et "constitue un véritable problème de santé publique majeur dans le monde et en Afrique en particulier".
Les raisons sont dit-il, "le manque de diagnostique précoce, de prise en charge appropriée, de méconnaissance de la maladie par les populations, les autorités et les professionnels de santé" avant de noter les conséquences dramatiques de ce fléau.
La Mauritanie, fait-il remarquer, a très tôt pris des mesures dont la réalisations d'enquêtes chez les donneurs de sang pour déterminer la prévalence, au demeurant élevée, de la maladie.
A cela s'ajoute la reconnaissance de l'Association ASDM, qui apporte son soutien à une centaine de malades drépanocytaires, en axant sur la sensibilisation l'éducation et la prévention ainsi que le développement des banques de sang et la sécurisation du sang.
La poursuite et la consolidation de ces mesures, note le secrétaire général, témoignent de l'intérêt majeur et de la priorité qu'accorde le président de la république, monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz à l'amélioration constante de la santé des populations.
Pour sa part, Mme Mariem Wane, présidente de l'Association Mauritanienne de soutien aux drépanocytaires (ASDM) a rappelé que "l'ignorance, la faible sensibilisation et la stigmatisation ont toujours contribué à faire de la drépanocytose une maladie infamante" au moment où la maladie prend des proportions importantes au point d'occuper la tête des atteintes génétiques dans plusieurs pays.
La patrone d'ASDM a souligné les actions entreprises par son ONG en dépit de la modestie de ses moyens et souligné son engagement à poursuivre son action "pour redonner le sourire aux personnes atteintes".
Dernière modification : 19/06/2010 14:00:00