Activités présidentielles

Ouverture du sommet de la grande muraille verte à N'Djamena

NDjamena,  17/06/2010
Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du projet de la convention créant l'agence panafricaine de la grande muraille verte s'est ouvert jeudi matin à N'Djamena, en présence du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et des chefs d'Etat de 10 pays africains: le Tchad, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria, le Soudan, l'Ethiopie, Djibouti et l'Erytrée.
Au cours de la séance d'ouverture, le Président tchadien a pris la parole pour insister sur l'importance de ce projet et le rôle qu'il peut jouer pour limiter l'avancée des dunes et de la désertification dans la zone du Sahel et pour asseoir les bases d'un développement durable garantissant l'accroissement de la productivité, dans la zone, la lutte contre la pauvreté et la fixation des populations dans leurs terroirs.
Il a précisé, à ce propos, que ce projet gigantesque restera pour les générations futures, appelant les partenaires de l'Afrique à l'appuyer matériellement et techniquement.
Prenant la parole à son tour, le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade a abordé les étapes de la réalisation de ce projet gigantesque et ambitieux, mettant en garde contre les dangers de la désertification et de ses répercussions négatives.
Quant au président Djiboutien, il a insisté sur l'importance du projet et de son rôle dans la réalisation de la complémentarité dans le continent africain.
Au cours de ce sommet, les chefs d'Etat et de gouvernement auront à examiner le rapport du conseil des ministres des pays membres en vue de son adoption avant de discuter du projet de la convention créant l'Agence panafricaine de la grande muraille verte et le projet de la feuille de route à ce sujet pour ensuite signer le projet de ladite convention, la première de son genre au niveau africain.
Les axes spécifiques du projet
"Grande Muraille Verte" sont la restauration du couvert végétal et le potentiel des terres dégradées, la promotion d'une gestion intégrée des ressources naturelles garantissant la sécurité alimentaire, la préservation des écosystèmes d'importance capitale et la diversité biologique, l'amélioration des conditions de vie et du niveau de rendement des populations rurales, en particulier, les femmes et les jeunes, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des acteurs et des secteurs au plan national et de la coopération régionale.
Le choix des espèces est un critère clef pour la réussite du projet. Il permet de mettre en oeuvre des actions d'aménagement des terres dégradées, la préservation des écosystèmes naturels avec des espèces adaptées en vue de freiner efficacement l'avancée du désert.
En ce qui concerne les actions de reboisement, des plantations privées et de stabilisation des dunes, l'accent sera mis sur les espèces adaptées aux conditions locales et servant de rempart pour lutter efficacement contre la désertification.
Il faut noter que d'une région à l'autre, il y a une spécificité régionale et même locale, qui nécessite une orientation du choix des espèces.



Dernière modification : 17/06/2010 09:24:42