Activités parlementaires

Plénière à l'Assemblée consacrée aux questions orales des députés

Nouakchott,,  13/06/2010
L'Assemblée nationale a tenu une séance plénière dimanche sous la présidence du député Messaoud Ould Boulkheir, son président.
La séance a été consacrée à des questions orales posées par des députés à certains membres du gouvernement.
La première question orale a été adressée au ministre de l'emploi, de la formation et des TICs, M. Mohamed Ould Khouna sur la politique du gouvernement en matière d'emploi et ce, à travers une question orale présentée par un député du groupe UFP M. Cheikhna Ould Mohamed Sakhaoui dans lequel il a dit: "vous n'êtes pas sans savoir que le chômage s'est propagé dans le pays au point d'atteindre des seuils encore inégalés dans les milieux de diplômés parmi les jeunes et nous voyons que ce phénomène augmente chaque année à un rythme accéléré et a besoin de solutions rapides et étudiées.
La question qui se pose est: "est ce que le pouvoir exécutif dispose d'une stratégie claire et efficiente par rapport à cette problématique?"
Le ministre a précisé, dans ses réponses, que le gouvernement a fixé une stratégie claire de l'emploi qui se fonde sur la formation professionnelle suivant les besoins du marché notant la création d'un certain nombre de centres de formation professionnelle et leur équipement ainsi que le recrutement de formateurs.
Le ministre a révélé que l'échec de toutes les politiques d'emploi dans le passé réside dans le fait qu'elles n'ont pas été fondées sur la réalité de l'économie mauritanienne.
Il a encore dit que les missions de l'Agence nationale pour l'emploi des jeunes on été ét fixées sur cette base et qu'il a été axé sur la réhabilitation des diplômés. M. Mohamed Ould Khouna a rappelé le recrutement de 500 cadres l'année dernière.
Au cours de cette séance, le président du groupe APP- Adel, le député Bedahia Ould Mohamed Salem a présenté une question orale au ministre des pêches et de l'économie maritime, M. Aghdhafna Ould Eyih dans laquelle il se demande "qu'est ce que le département a fait pour faire face au pillage systématique de nos richesses halieutiques qui menace cette ressource d'extinction? et quels sont vos plans pour remédier aux problèmes dans lesquels se débat le secteur des pêches en général?"
Le ministre a précisé dans ses réponses que la Mauritanie oeuvre actuellement à exploiter ses ressources maritimes de manière utile et rationnelle à travers la mise à disposition d'infrastructures de base nécessaires et l'assainissement du secteur.
Il a encore dit que toutes les conventions actuelles ont été contractées sur la base de l'intérêt de la Mauritanie tout d'abord.
La ministre de la fonction publique a fait l'objet d'une question orale adressée par le président du groupe UFP, M. Mohamed Moustapha Ould Bedredine.
Cette question est ainsi libellée: "devant la crise économique et sociale, nombre de syndicats ont présenté depuis le 27 décembre 2009 des revendications aux autorités afin d'ouvrir le dialogue social. Non seulement ces demandes ont été ignorées mais encore le gouvernement a eu recours généralement aux pratiques de la repression pour faire face aux doléances des travailleurs et ce, dans une conjoncture où la crise ne cesse de s'accentuer:
-grève des enseignants et des travailleurs de la santé en protestation contre les indemnités dérisoires de transport et de logement après l'espoir suscité par les déclarations premier ministre faisant état de ce que ces indemnités seront consistantes.

- grève des étudiants;

- mouvement de protestation des dockers dans la ville;

- croissance du chômage des jeunes.

Pourquoi le gouvernement agit-il de manière si négative par rapport à la revendication du dialogue social en dépit de sa vitalité pour le pays?
Quels sont les mesures prises pour sortir la Mauritanie de cette crise sans précédent?"
Mme la ministre a, dans ses réponses à cette question, souligné le souci du gouvernement de la concertation et du dialogue avec les syndicats et donné des exemples à ce sujet.
Elle a dit que les indemnités de logement et de transport ont été décidées par le gouvernement de son propre chef et hors de toute pression ce qui traduit le souci des pouvoirs publics de veiller aux intérêts des travailleurs et de leur garantir l'équité en la matière.
Elle fait remarquer que la grève sur les indemnités n'a pas sa raison d'être appelant les syndicats à ne pas faire l'amalgame entre l'action politique et l'action syndicale. Ell a souligné l'attachement de son département à améliorer les conditions de vie des travailleurs et déclaré que toutes les portes sont ouvertes devant eux pour le dialogue et la concertation.
Dernière modification : 13/06/2010 18:40:00