Culture & Enseignement

Respect du protocole sanitaire et formation de comités de veille pour assurer une reprise des cours en toute sécurité

Nouakchott,  13/01/2021
Le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme a récemment publié une circulaire pour constituer des comités de veille au niveau des établissements scolaires afin de surveiller l’état de santé des élèves et du personnel enseignant et d’impliquer les parties impliquées dans le processus éducatif.

De l’avis des acteurs, cette mesure est cruciale et constitue un facteur clé du suivi méticuleux de l’état de santé au sein des établissements scolaires, et permet de consolider les méthodes de prévention dans l’esprit des élèves, des familles et des staffs enseignants.

Par ailleurs, les instructions accompagnant la reprise des études ont également joué un rôle majeur dans les préparatifs, qui ont réalisés de façon satisfaisante, selon les responsables du secteur.

C’est ainsi que le directeur de l’enseignement secondaire, M. Issa Ould Beibat, a déclaré que le ministère avait agi coordination avec les autres secteurs concernés, en l’occurrence ceux de l’intérieur et de la santé. Il a souligné que cette coordination s’est matérialisée par la signature d’un protocole, en vertu duquel des campagnes de sensibilisation, de nettoyage et de désinfections seront effectuées pour l’ensemble des établissements d’enseignement fondamental et secondaire.

En plus, les actes barrières, c’est-à-dire la distanciation sociale, le port du masque seront imposés avec rigueur, de sorte que toute personne ne portant pas de masque, qu’il s’agisse d’élève, d’enseignant ou de surveillant, et l’exploitation optimale du personnel éducatif et des infrastructures.

Pour ce qui est des modalités d’application de la distanciation sociale dans des classes pleinées à craquer, le directeur de l’enseignement secondaire a déclaré qu’il y a un mécanisme adopté par le secteur en pareil cas, c’est de gérer au mieux l’espace, augmenter les tables et les espacer, de manière à ce qu’il n’y ait pas plus de deux élèves par table.

Quant à l’impact de la pandémie sur l’enseignement, le directeur a souligné que la pandémie a des conséquences aux plans, national et international, mais qu’en Mauritanie les répercussions sont plus légères sur l’éducation, dans la mesure où les études ont repris au cours de l’année écoulée et les examens se sont déroulés dans de bonnes conditions.

Le directeur de l’enseignement privé, M. Sidi Ould Houeïriya, a affirmé que des écoles privées se sont préparées à l’ouverture sur la base de la circulaire du ministère.

Il a déclaré que les établissements d’enseignement privés, tout comme ceux du secteur public, sont tenus, conformément à la circulaire ministérielle générale, d’appliquer les dispositions du protocole sanitaire, à savoir : le nettoyage et la désinfection des bâtiments, et l’interdiction stricte d’accès à ceux qui ne portent pas de masques, élèves et enseignants.

Il a ajouté que la direction de l’enseignement privé assurera le suivi de la situation sanitaire dans chaque établissement d’enseignement privé par des contacts permanents avec les administrations régionales de l’éducation nationale, la formation technique et la réforme, les inspecteurs régionaux et les administrations des institutions, ainsi que les syndicats et leur demande d’accès à toutes les urgences sanitaires.

En ce qui concerne le volume de l’aide fournie aux écoles privées et les critères sur lesquels de décaissement, le directeur de l’enseignement privé a affirmé que l’État a prévu une enveloppe de 1,5 milliard d’anciennes ouguiyas à l’appui de l’enseignement privé.

Il a indiqué que le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme, après de longues consultations les syndicats de l’enseignement privé, a décidé de dépenser 70% du montant précité et de garder le reste pour une phase ultérieure.

Il a cité les critères convenus pour le décaissement du premier acompte de ce soutien, à savoir:

1- L’établissement d’enseignement privé doit avoir enseigné au cours de l’année scolaire 2019-2020 ;

2- Répartir le pays en zones qui varient en fonction du loyer et du nombre d’élèves :

- Tevragh Zeina: 17 000 ouguiyas de loyer pour 200 élèves et en-deçà ;

- Ksar: 12 000 ouguiyas de loyer pour 200 élèves et en-deçà ;

- Nouadhibou et le reste de Nouakchott: louent 10 000 onces pour 200 élèves ou moins,

- Les wilayas de l’intérieur à l’exception de Nouadhibou: 4 000 ouguiyas de loyer pour 150 élèves et en-deçà ;

Certaines écoles primaires ou secondaires ont également bénéficié de subventions pour l’entretien, l’eau et l’électricité, en plus d’un forfait pour le fonctionnement, allant de 10 000 MRO à 50 000 MRO, pour les deux capitales, administrative et économique. Les wilayas de l’intérieur ont bénéficié de 10 000 à 40 000 MRO.

Les établissements d’enseignements primaire et secondaire ont bénéficié d’une somme forfaitaire de 75 000 MRO pour les wilayas de Nouakchott et Nouadhibou, tandis que les autres wilayas en ont reçu 70 000 MRO.

Il a noté que toutes les institutions privées du pays ont bénéficié cette fois de soutien en toute transparence.

En ce qui concerne les frais mensuels payés d’avance par les tuteurs aux établissements scolaires au début du mois, alors que les cours ont été suspendus, le directeur de l’Enseignement privé a souligné que les frais de scolarité varient d’une institution privée à l’autre. Ces frais sont généralement mensuels, mais dans certains cas, le tuteur paie d’avance les frais pour toute l’année scolaire.

Le directeur de la Formation professionnelle, M. Sid’Ahmed Ould Eyouh, a indiqué que les établissements de formation professionnelle sont prêts à accueillir les élèves. Pour ce faire, tout a été mis en œuvre: en termes d’infrastructures et de ressources humaines, conformément au texte de la circulaire conjointe entre le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme, celui de l’intérieur et de la décentralisation et en fin le ministère de la Santé, au sujet des mesures sanitaires.

Il a souligné que la question de la surpopulation en classe ne se pose pas pour le sous-secteur de la formation professionnelle, car la classe n’y dépasse pas 18 élèves en moyenne, répartis en équipes pendant les travaux appliqués dans les ateliers.

En ce qui concerne la mise en œuvre des procédures prévues par la circulaire tripartite, le directeur régional de l’Éducation nationale dans la wilaya de Nouakchott sud affirme que, dès le premier jour, les départements concernés les mettent en œuvre par la mise en place de comités de vigilance déployés sur le terrain au niveau de tous les établissements d’enseignement secondaire et primaire.

Ces comités comprennent:

- Le directeur de l’établissement ou de l’école ;

- Le directeur des études ou le surveillant général ;

- Un représentant de l’Association des parents d’élèves ;

- Un représentant des élèves (chef de classe) ;

Les comités sont tenus de :

- Surveiller en permanence la propreté et la désinfection des bâtiments de l’établissement

- Superviser l’application stricte des mesures de précaution, notamment en ce qui concerne le port obligatoire du masque et le nettoyage des mains.

- Surveiller et évaluer l’information sur l’état de santé des élèves et des familles et aviser l’autorité compétente pour prendre les décisions appropriées ;

- Sensibiliser les staffs enseignants et les élèves sur la nécessité de respecter les mesures sanitaires ;

- Établir un rapport hebdomadaire sur l’état de santé au sein des établissements d’enseignement.

- Rappeler aux élèves, en début de chaque séance de cours, la nécessité de s’en tenir strictement aux mesures de précaution.

Le directeur a également confirmé que tous les établissements scolaires sont dotés des fournitures nécessaires pour mettre en œuvre ces mesures.
Dernière modification : 13/01/2021 18:57:39