Environnement & Météo

Le parc de Diawling : un instrument efficace de préservation de l’environnement

Nouakchott,  27/02/2020
Le Parc National du Diawling (PND) a été créé en 1991 et couvre une superficie de 16 000 ha sur la côte Sud de la Mauritanie. Il est un des noyaux de la Réserve de Biosphère Transfrontière entre la Mauritanie et le Sénégal. Le parc est constitué de plaines inondables sur argiles et limons-argiles très salés avec trois bassins dont celui qui a donné son nom au parc est le plus important avec 7200 ha.

Il permet la conservation et l’utilisation durable des ressources naturelles d’un échantillon de l’écosystème du bas delta du fleuve Sénégal ; un développement harmonieux et permanent des diverses activités des populations locales et la coordination des activités pastorales et piscicoles menées sur son territoire.



Les trois bassins du parc sont riches en espèces de poissons caractéristiques d’eau douce et des estuaires. Le parc abrite des phacochères et doit son importance à la faune aviaire migratrice et sédentaire qu’on y retrouve en grands rassemblements.



L’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat, le commerce transfrontalier, le tourisme et la chasse constituent les principales activités dans la zone du parc.

Dans une déclaration au responsable du bureau de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI) au Trarza, le directeur du parc, M. Daff Ould Daff a indiqué que la réserve a connu en hiver de cette année l’arrivée d’un nombre important d’oiseaux migrant d’Europe vers l’Afrique de l’ouest. Il a précisé que la direction du parc contribue au développement local à travers le désenclavement de la zone, le renouvellement des ressources naturelles, la fourniture d’eau potable, d’énergie renouvelable et l’accès aux services de santé, d’éducation et d’électricité.

M. Daff Ould Daff a noté que pour un retour des écosystèmes dans la zone, la direction a élaboré un plan de réhabilitation basé sur des inondations artificielles simulant celles qui avaient eu lieu avant la construction du barrage de Diama qui a réduit sensiblement la salinité du sol.

Il a ajouté que ce plan s’appuie, au cours de l’année, sur une période humide pour satisfaire les besoins des plantes et des animaux de l’eau douce, et une autre sèche au cours de laquelle une action limitant le développement des plantes nuisibles est entreprise.

De son côté, le gestionnaire du parc, M. Zein El Abidine Ould Sedat a affirmé que les efforts de la direction ont permis le retour de plus de 290 000 oiseaux, 32 espèces de mammifères sauvages et 17 espèces de reptiles et d’amphibiens, parmi lesquelles des crocodiles dont le nombre est passé, ces dernières années, de 10 à 120 dans des bassins protégés.

Si la direction a déjà entrepris des actions qui ont amélioré la situation du parc, il reste que d’autres sont nécessaires pour qu’il revienne à sa situation antérieure.
Dernière modification : 27/02/2020 13:24:34