Activités gouvernementales

La ministre de l’environnement visite le parc d’Awleigatt

Nouakchott,  10/10/2019
La ministre de l’Environnement et du développement durable, Mme Mariem Bekaye a visité, hier mercredi, le parc d’Awleigatt, situé dans la moughataa d’Ouad Naga relevant de la wilaya du Trarza.

Le déplacement de la ministre lui a permis de visiter les bâtiments administratifs du parc, sa pépinière pour la culture fouragères et des espèces de ses occupants.

Au cours de la visite, Mme Mariem Bekaye a écouté des explications techniques présentées par le directeur du parc portant sur ses composantes, sa date de création ainsi que sur les étapes des différents chantiers en cours d’exécution.

La ministre s’est aussi informée sur les problèmes posés en vue de leur rechercher des solutions.

Dans une déclaration à l’AMI, à l’issue de la visite, Mme Mariem Bekaye a indiqué que le parc d’Awleigatt revêt une grande importance par son caractère touristique avant d’appeler à sa protection pour assurer le retour des espèces animales et végétales qui ont disparu ou sont en voie de l’être.

Elle a ajouté que l’État a dépensé d’importantes sommes d’argent pour réaliser ce joyau avant d’exhorter à la conjugaison de tous les efforts visant la réalisation des objectifs pour lesquels il a été créé en Mauritanie, ce pays qui fait face à plusieurs défis environnementaux et climatiques.

La ministre a enfin insisté sur la vulgarisation de la culture de l’éveil environnemental tout comme elle a invité à la redynamisation du tourisme environnemental chez les jeunes avant de souligner l’importance de la conservation de la biodiversité biologiques.

Le parc national d’Awleigatt a été créé en juin 2016 sur une superficie de 1600 ha dans la commune qui porte son nom. Il est une réponse du gouvernement mauritanien aux défis climatiques et de conservation de la biodiversité dus aux multiples pressions à la fois naturelles et anthropiques.

Il a pour mission, entre autres, de créer un complexe phyto-zoologique, de conserver et de mener l’étude scientifique et l’élevage ex-situ des espèces de la faune sauvage et de la flore en plus de la communication, de l’éducation environnementale et de la sensibilisation du grand public.

Le parc dispose d’un écosystème exceptionnel constitué de différents biotopes et d’un couvert végétal à strate ligneuse et herbacée.

La vallée (inter-dune) formée par des sols à texture argileuse et agrégats calcaires, le glacis de raccordement qui forme une zone de transition entre la vallée et les formations dunaires et les formations dunaires qui surplombent le site et qui constituent un habitat favorable aux antilopes, autruches et autres sont les 3 de biotypes qui caractérisent le parc.

A ce jour, le parc compte à son actif près de 151 individus dont 19 espèces parmi lesquelles 12 espèces d’antilope, de girafe, de zèbre, d’autruche, de chacal, de babouin, de singe et de tortue.

Dans le cadre d’un partenariat dynamique, le ministère de l’Environnement et du développement durable a signé, pour le compte du parc, des protocoles d’accords, de

conventions et d’ententes de collaborations avec l’Espagne, le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad et la Turquie dans le domaine de la coopération et du partenariat sur l’échange d’espèces animales et végétales, d’expériences en matière de recherche scientifique et de données sur les espèces et leurs milieux.

Ces accords portent aussi sur la formation, des agents et cadres du parc, l’aménagement des zones d’habitats et la lutte contre la désertification.
Dernière modification : 10/10/2019 11:42:38