Nouakchott,  11/09/2019
Madame Marieme Bekaye, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, a participé, le 9 septembre sur invitation conjointe du Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et de la Secrétaire Générale adjointe des Nations Unies, à un petit-déjeuner de travail de haut niveau qui s'est tenu à New Delhi (Inde) où se déroulent actuellement les assises de la COP 14 sur ladite Convention. Ont participé à cette réunion de haut niveau, consacrée à l’Initiative de la Grande Muraille Verte, plusieurs hautes personnalités des Nations Unies, de l'Union Africaines et d'autres organismes spécialisés.

Cette réunion, était facilitée par le Secrétariat de la CNULCD, en collaboration avec l'Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV), représentée par Son Excellence, Marieme Bekaye, Ministre de l’environnement et du Développement Durable,

C’est ainsi que la Ministre, a adressé une importante allocution, en sa qualité de Ministre de l’Environnement et du Développement Durable et, au nom de Son Excellence, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République et Président en Exercice de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de L’Agence Panafricaine de la GMV.

La Ministre de l’Environnement et du Développement Durable a indiqué que le Sahel demeure une région marquée par de multiples vulnérabilités économiques, sociales, environnementales, climatiques et sécuritaires. « Quatre ans après la mise en œuvre des Agendas 2063 et 2030, nous n’avons pas encore réussi à freiner la dégradation de l’environnement et des terres ; de nombreuses espèces ligneuses vitales sont menacées d’extinction et nos économies ne créent pas suffisamment d’emplois et d’opportunités pour les jeunes, les femmes et les communautés vulnérables. Madame la Ministre a indiqué que la réalisation de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté rurale demeurent des préoccupations majeures ».

Madame la Ministre a poursuivi son allocution en précisant que les réalisations menées à ce jour par les pays, en grande partie sur financement public, témoignent de l’engagement des Etats membres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte, à œuvrer à la concrétisation des objectifs de l’initiative. Elle a précisé que notre pays, n’est pas en reste, et que la mise en œuvre de la Grande Muraille Verte est inscrite parmi les engagements majeurs du Programme électoral du Président de la République, Son Excellence, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Elle a rappelé que l’initiative vise à « Transformer les zones arides et semi arides du Sahel en pôles de production et de développement durable, en vue de changer la vie de millions de personnes vivant dans ces zones ».

Suite aux différentes allocutions et au débat qui a suivi, les partenaires de l'Initiative de la Grande Muraille Verte ont convenu, une décennie après son lancement, d'élaborer une feuille de route avec des objectifs ambitieux pour restaurer 100 millions d'hectares et créer 10 millions d'emplois verts d’ici 2030 à travers le Sahel. Préoccupés par le fait que 65 % des terres du continent africain sont encore dégradées, les partenaires ont appelé à une expansion et une accélération rapide de l'initiative.

Les participants ont affirmé que pour réaliser les ambitions de l'Initiative de la Grande Muraille Verte et soutenir la mise en œuvre de la feuille de route, une approche plus novatrice et un mécanisme de coordination plus solide sont nécessaires pour opérer une véritable transformation et mobiliser des ressources, notamment en provenance du secteur privé, pour tirer parti des atouts de la région et des possibilités offertes pour les jeunes et les femmes, principaux acteurs du changement.

Les participants ont échangé leurs points de vue sur une myriade de possibilités offertes par la région, en mettant l'accent sur le développement des chaînes de valeur durables, les énergies renouvelables et l'entreprenariat rural, et ont souligné l'importance de changer le discours pour souligner que le Sahel est une "terre de possibilités".

Dans la foulée du récent rapport du GIEC sur le changement climatique et les terres, qui souligne que la remise en état des terres est l'un des moyens les plus efficaces pour faire face à l'urgence climatique, les partenaires ont souligné la nécessité de tirer parti de la dynamique politique croissante qui sous-tend des initiatives telles que la Grande Muraille Verte. Il a été noté que le prochain Sommet du Secrétaire Général de l'ONU sur l'Action pour le Climat, qui se tiendra le 23 septembre, sera crucial pour galvaniser davantage de soutien, notamment dans le cadre de la prise en compte des solutions fondées sur la nature, afin de faire progresser l'action positive pour la Grande Muraille Verte d'ici 2030 et inspirer un mouvement mondial de restauration.
Dernière modification : 12/09/2019 10:28:11