Nouakchott,  03/06/2019
La Grande mosquée de Nouakchott a abrité dimanche une conférence sous le thème : ‘’ les règles régissant les successions’’ dans le cadre d’une série de conférences et exposés destinés à contribuer à l’animation des journées du Ramadan, que supervise la direction des affaires islamiques, relevant du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel.

Le conférencier, Dr. Mohamed El Moktar Ould Hamed, dit Dah, doyen de la faculté de théologie de l’université islamique d’Aioun, a débuté sa conférence par une définition des règles de la succession avant de spécifier les cas de personnes qui héritent du dé cujus.

Il a, au sujet de l'importance de l'héritage, précisé que connaître les sciences successorales, c’est connaître la moitié de la science comme l’a indiqué le Saint Prophète qui a dit ''apprenez les obligations religieuses et faites les connaitre aux gens, c’est la moitié du savoir.’’

Le conférencier a ajouté que les successions sont une science importante permettant de savoir qui hérite de qui n’hérite point et quelle est précisément la part de chaque héritier avant de passer en revue les trois causes de l’héritage qui sont les liens de parenté par le père, la mère, le fils, le frère, l'oncle, paternel ou maternel ; de même, la relation conjugale est une autre cause. Ainsi l’époux hérite de son conjoint et inversement l'épouse hérite de celui-ci.

Pour qu'il y ait succession, trois conditions sont requises : s’assurer de la mort du de cujus ; de la vie de l’héritier après le décès de celui-ci ne serait-ce qu’un instant ; de la naissance vivante du nouveau- né ; de l'existence d'un patrimoine, objet de l’héritage ;

Si ces trois conditions sont réunies, le partage de l’héritage devient obligatoire aux ayant- droit. Les éléments constitutifs sont trois également : le de cujus comme le patrimoine qu’il a légué à partager, et les héritiers vivants qui vont l’hériter, attirant l’attention sur les imbrications entre les conditions de l’héritage et ses éléments constitutifs.

Le fakih a expliqué que la succession comporte des empêchements. Ceux qui sont objet de l’unanimité des jurisconsultes musulmans sont au nombre de trois. Les empêchements qui sont pris en compte par le rite malikite sont au nombre de sept résumés dans les lettres des mots ‘’Ich leke rizk’’résumant à la fin de son intervention les causes, les éléments constitutifs et les conditions de l’héritage, les cas où certains héritiers empêchent d’autres ainsi que le comptage des parts attribuées à chacun des héritiers légaux et les autres questions délicates y afférentes traitées par les Ulémas.
Dernière modification : 03/06/2019 22:35:36