Nouakchott,  29/04/2019
Les travaux de lancement des activités du projet de gestion intégrée des écosystèmes pour un développement humain durable en Mauritanie ont débuté lundi à Nouakchott.

Le projet permettra d’accroitre le développement humain durable par la restauration des services écosystémiques et une approche de gestion intégrée des écosystèmes dans 3 paysages du sud de la Mauritanie. Il est conçu autour de 4 composantes. Ces composantes visent une planification intégrée et participative aux fins du développement durables des écosystèmes, la conservation, la restauration et la gestion durable du paysage/écosystème. Il permettra aussi la réduction de la pression sur les écosystèmes au moyen d’activités génératrices de revenus et de mécanismes de financement et cela en plus de la gestion des connaissances. Il est attendu également de

ce projet la mise en place d’une base de connaissances et de capacités de planification robustes qui serviront de fondement à la remise en état des écosystèmes dégradés des infrastructures naturelles ainsi que la mise en place et/ou le renouvellement des systèmes de gestion concertée et la réduction des pressions anthropiques sur les ressources environnementales.

Dans un discours qu’il a prononcé, au cours de la cérémonie des travaux, le ministre du l’Environnement et du Développement durable, M. Amédi Camara a indiqué que les ressources naturelles et les services écosystémiques de la Mauritanie et notamment celles des zones retenues pour le projet, sont soumis de plus en plus à une pression importante causée par la pression démographique, les sécheresses répétées, le changement climatique et les activités humaines non adaptées aux écosystèmes fragiles. Il a ajouté que pour lutter contre la pauvreté et la dégradation de l’environnement, il est nécessaire de prendre en compte l’efficacité des moyens de substance qui dépend avant tout de la santé des écosystèmes et de de sa capacité à fournir des services écosystémiques. Le ministre a précisé que les interventions du projet doivent être orientées suivant une approche écosystémique intégrée qui prend en compte à la fois les aspects socio-culturels et le mode de vie agro-pastoral. M. Amédi Camara s’est déclaré confiant que le démarrage des activités de ce projet permettra d’atteindre les objectifs fixés afin de garantir une gestion intégrée et efficiente des écosystèmes du pays et de garantir un développement humain durable des populations cibles.

La représentante de la FAO en Mauritanie, Mme Irina Kouplevatskaya-Buttoud a indiqué que le projet répond à la nécessité impérieuse de prendre en compte la problématique du changement climatique dans les politiques nationales de développement avant d’affirmer la volonté inébranlable de son organisation à accompagner les efforts de développement de la Mauritanie.

La réalisation de ce projet, qui couvre les zones d’El Atf d’une superficie 152355 ha (Gorgol), du triangle de l’espoir de 309502 ha et la Grande Muraille verte de 384266 ha (Brakna), va nécessiter une enveloppe financière de 10662876 dollars américains. Sa durée est de 5 ans.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre de l'hydraulique et de l'assainissement, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass.
Dernière modification : 29/04/2019 16:20:22