Nouakchott,  22/04/2019
La capitale a abrité lundi un atelier national de validation des règles locales de gestion des aires pastorales protégées et des zones villageoises de reboisement et de fixation des dunes organisé par le ministère de l’environnement et du développement durable avec la collaboration du Programme Alimentaire Mondial (PAM) dans le cadre des activités du projet d’amélioration des capacités des communautés locales et de leur sécurité alimentaire en vue de faire face aux répercussions négatives des changements climatiques en Mauritanie financé par le Fonds Mondial d’Adaptation au changement climatique.

Cet atelier d’une seule journée réunit les représentants des départements de l’intérieur et de la décentralisation ; de l’hydraulique et de l’assainissement ; de la santé ; du développement rural ; de l’environnement et du développement durable et de la société civile.

Le secrétaire général du ministère de l’environnement et du développement durable, M. Mady Ould Taleb, a précisé à l’ouverture de la cérémonie, que la question des changements climatiques est devenue, ainsi qu'en témoignent les scientifiques, une réalité vécue et constitue un défi mondial majeur qui menace la pérennité des systèmes humain et celui de la nature, ce qui peut conduire à de grandes pertes aux plans économique, social et environnemental.

Il a relevé qu’il devient dès lors nécessaire, pour les pays qui font face à ces dangers, dont la Mauritanie, avec la précarité de son écosystème, de consentir des efforts exceptionnels pour concevoir et mettre en œuvre des politiques qui prennent en compte les effets prévisibles de ce phénomène afin de trouver des solutions propres à y faire face sinon à s’y adapter, notant que les franges pauvres et vulnérables sont les plus exposées aux effets négatifs de ces changements climatiques.

M. Mady Ould Taleb a dit que le gouvernement déploie, conformément aux orientations du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, et avec l’aide de ses partenaires au développement, de grands efforts au profit des communautés les plus affectées pour leur permettre de s’adapter aux effets nocifs du changement climatique à travers la mise en œuvre de nombreux programmes et projets.

Il a ensuite passé en revue les réalisations accomplies par le projet d’amélioration de la résilience des communautés locales au plan de la sécurité alimentaire pour faire face aux effets nocifs du changement climatique, notamment dans ses zones d’intervention en particulier en matière de fixation des dunes, de réhabilitation des terres agricoles dégradées, de mise en œuvre d’activités génératrices de revenus (AGR) au profit des femmes et des jeunes pour relever le niveau des revenus des familles, améliorer la sécurité alimentaire dans les zones ciblées, dans le cadre de plans locaux à l'élaboration desquels les services spécialisés du département ont pris part tant au niveau local que régional avec la participation d’ONGs et de représentants de villages bénéficiant du projet.

Le secrétaire général a souligné que le projet vise par- dessus tout à pérenniser les acquis après son retrait définitif, ce qui a conduit à l’élaboration d’une proposition de règles locales pour la gestion des aires pastorales protégées, des zones de reboisement et des sites de fixation des dunes en vue de leur validation. En outre, la stratégie de retrait du projet comporte des orientations dont la création d’un mécanisme de gestion durable des réalisations du projet dans le domaine de la mobilisation des financements dont ceux d’activités génératrices de revenus et de mise à disposition de fonds pour la maintenance des infrastructures, d’appui aux micro-projets, et au développement villageois.

Pour sa part, le coordinateur du projet, M. Ghazi Ghader a, dans une déclaration à l’AMI, précisé que ce projet lancé en 2014, a réalisé des acquis en matière de lutte contre l’avancée des sables et d’aménagement des terres agricoles dégradées en plus du financement des AGR, axant sur les jeunes et les femmes.

Notons que ce projet qui s’étale sur 5 ans, intervient dans 87 villages relevant des wilayas du Gorgol, du Guidimagha, des deux Hodhs, de l’Assaba, du Brakna, Trarza, et du Tagant.

La cérémonie s’est déroulée en présence des secrétaires généraux des ministères de l’hydraulique et de l’assainissement et de l’équipement et des transports ainsi que de plusieurs cadres des départements concernés.
Dernière modification : 22/04/2019 17:03:43