Nouakchott,  15/02/2019
Les travaux de deux ateliers régionaux destinés à renforcer le plaidoyer en faveur de l’autonomisation des femmes dans les pays du Sahel, organisé par le ministère de l’économie et des finances avec la collaboration du Projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique (SWEDD) financé par le Fonds des Nations Unies pour la Population, ont pris fin vendredi à Nouakchott.

La rencontre a été soldée par un certain nombre de recommandations dont la réalisation des études pour l’identification des causes et la proposition des solutions appropriées et le renforcement de capacités techniques et financières des autorités concernées par la lutte contre ces comportements.

Les participants ont plaidé également pour la mise à la portée des pays participant des feuilles de route claires sont et dont les contours très bien définis afin de contribuer aux campagnes destinées à bannir les comportements au profit de l’autonomisation des femmes et dividende démographique et la formation d’un groupe de leaders religieux opérant dans le domaine.

Clôturant les deux rencontres, le secrétaire général par intérim du ministère de l’économie et des finances par intérim, M.Mohamed Salem Ould Souelm a précisé que les deux ateliers ont donné l’opportunité aux acteurs intervenant dans le cadre juridique pour permettre à la femme de prendre connaissance des progrès opérés dans les différents pays dans le domaine et d’identifier les priorités en vue de lever les barrière qui se dressent devant l’accès de la femme à la justice et le développement des normes législatives en vue de les rendre plus aptes à remplir leur rôle attendu dans l’œuvre de développement économique et social.

Il a ajouté que le gouvernement, accorde, sur instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, un intérêt capital au renforcement de la participation de la femme, notant que les recommandations des participants feront l’objet d’une attention particulière de la part des départements de la tutelle.

Pour sa part, le représentant du Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie, M Saidou Kaboré, a souligné l’intérêt de renforcer les capacités des leaders religieux, afin de mieux encadrer les filles et limiter les pratiques nuisibles.

Il a également réitéré l’engagement de son institution à accompagner les efforts des Etats dans le domaine.

Quant à l’ancien président de l’université d’El Azhar, M. Ibrahim Hedhed, il a salué les efforts déployés par la Mauritanie pour la réussite des deux ateliers.

Notons que les deux ateliers avaient regroupé, outre la Mauritanie, des participants du Tchad, du Bénin, de Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal.
Dernière modification : 16/02/2019 13:17:36