Nouakchott,  19/01/2019
Il est connu que le progrès de tout peuple se mésure par le niveau de l'enseignement académique et par conséquent le degré de développement de son enseignement qui constitue le pilier essentiel de tout développement réussi, car étant un puissant moteur de développement et l'unique moyen pour le changement.

C'est d'ailleurs ce qui explique l'intérêt accordé à ce secteur par les décideurs dans les stratégies et les politiques du pays.

Cet intérêt s'est accentué, surtout au cours de la dernière décennie, permettant ainsi d'élargir considérablement les infrastructures scolaires et d'améliorer la qualité de l'enseignement.

Les efforts déployés ont permis, selon un document rendu public par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, entre autres choses, de créer de meilleures conditions pour la réalisation des objectifs stratégiques de développement accéléré et de bien être partagé, le renforcement de la gestion des établissements, la bonne gouvernance des systèmes et la qualité de l'enseignement supérieur.

Ils ont en outre permis de diagnostiquer la situation de l'enseignement, grâce au concours de l'UNESCO et l'Istitut International des statistiques-pôle de Dakar, de renforcer la bonne gouvernanceet et la formation professionnelle dans l'ancienne université des sciences, de technologie et de médecine, d'adapter la formation aux besoins du marché de travail, d'organiser la première édition du concours national des ingénieurs en Mauritanie dont le taux de réussite était de 83,7% et d'ouvrir 6 centres d'enregistrement dont 3 centres pour l'oral en vue d'accéder aux concours d'entrée aux écoles d'ingénieurs en France.

Parmi 91 étudiants dans la deuxième année du cycle préparatoire, 37 ont pu suivre leurs études dans les écoles d'ingénieurs.

Il a été également rendu possible, grâce aux efforts consentis, de développer les programmes enseignés et la formation des ingénieurs dans l'école supérieure polytechnique, de créer un conseil national de l'enseugnement supérieur et de la recherche scientifique pour la reclassification de certaines catégories des professeurs de l'enseignement supérieur et la création d'un autre conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour les programmes d'enseignement de l'Institut Supérieur de la Comptabilité, la direction des établissements, l'académie navale et 3 établissements privés.

En ce qui concerne l'accès à l'enseignement supérieur et aux services universitaires, un nouveau campus universitaire a été construit pour étudiants (garçons) pour une capacité de 2600 lits, sur financement du fonds kowetien de développement et de l'Etat mauritanien ainsi qu'un restaurant universitaire au nouveau complexe universitaire pour une capacité de 1000 places avec 4 rotations pour chaque répas, soit 4000 étudiants.

Les travaux se poursuivent aussi pour la construction d'une faculté des sciences juridiques et économique, un campus pour les étudiantes d'une capacité de 1400 lits, d'une mosquée et des boutiques. Ces travaux ont été réalisés à présent à 70%.

Les travaux touchent aussi à leur fin au niveau du réseau routiter entre les différentes composantes du complexe universitaire (90%), grâce au concours de la SNIM. Un institut supérieur des métiers miniers a été en outre créé au centre de formation technique de Zoueirate et les critères d'orientation des étudiants mauritaniens à l'étranger et dans le pays ont été améliorés.

Sur un autre plan, 74 professeurs chercheurs et de rechnologie ont été recrutés au profit des établissements d'enseignement universitaires, de même que 6 professeurs chercheurs et de technologie au profit de l'école supérieure polytechnique et de l'académie navale. Il importe aussi de souligner la sortie de la première promotion composée de trois professeurs formés au Maroc pour répondre aux besoins de l'institut préparatoire aux écoles d'ingénieurs.

Parmi aussi les résultats de l'élargissement des réalisations et des plans et stratégies suivis, on peut noter l'accroissement considérable du nombre des étudiants et l'amélioration des conditions d'accueil. Dans ce cadre, il faut ptéciser que les établissements d'enseignement supérieur se trouvant sous la tutelle du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scuentifique ou d'autres ministères ont accueilli 19844 étudiants au cours de l'année universitaire 2017-2018 répartis comme suit: 18937 dans les établissements publics de l'enseignement supérieur et 907 dans les établisselents privés d'enseignement supérieur.

L'enseignement supérieur public en Mauritanie compte 11 établissements et deux universités avec 7 facultés, deux écoles, 10 instituts et un seul centre au sein desquels étudient 18937 étudiants (dont 6540 filles). Parmi ce nombre figurent 275 étrangers dont 67 filles.

Le corps professoral se composait de 740 professeurs permanents au cours de l'année universitaire 2017-2018 dont 51 professeurs femmes. Parmi ce nombre, les professeurs de conférences représentent plus de 40%.

Les étudiants âgés de moins de 27 ans représentaient un taux de 74% au cours de l'année 2017-2018.

L'enseignement supérieur privé en Mauritanie compte 5 établissements dont un institut. Ces établissements sont fréquentés par 907 étudiants dont 306 filles.

Les étudiants se répartissent ainsi qu'il suit, selon leurs spécialirés:

- Les sciences sociales, le commerce et le Droit: 37%

- La littérature et les arts: 24,5%

- L'agriculture: 0,8%

- Les services: 1,2%

- L'ingénieurie, les industries de transformation et le bâtiment: 2,6%.

Le nombre des étudiants bénéficiant de bourses et d'aides sociales atteint, lui, 7474 (soit un pourcentage de 39 % de l'ensemble des inscrits dans tous les établissements d'enseignement supérieur public (2017-2018).

1173 étudiants bénéficient en outre de bourses à l'étranger (dont 248 filles) ainsi que 10 professeurs en formation.

Au niveau du transport, 41 bus ont été loués au profit des étudiants.

S'agissant du campus universitaire, il a été construit avec une capacité de 2600 lits pour les garçons alors que les travaux de construction de celui destiné aux filles (1400 lits) se poursuivent encore.

Le nombre des sortants des établissements d'enseignement supérieur atteint 1638 pour les licences dont 600 filles, 22 pour les masters, 63 ingénieurs dont 11 filles, 83 techniciens supérieurs dont 8 filles, 26 médecins dont 15 filles, 197 professeurs d'enseignement secondaire (premier cycle) dont 26 filles, 15 spécialistes en laboratoire, 108 inspecteurs dont deux filles (39 pour l'enseignement fondamental et 69 pour l'enseignement secondaire) et 661 maîtrisars dont 169 fille.
Dernière modification : 19/01/2019 14:18:06