Nouakchott,  21/06/2018
Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh, et le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah, ont commenté, jeudi après-midi, lors d’une conférence de presse conjointe, les résultats du conseil des ministres.

Le porte-parole officiel du gouvernement a indiqué que le conseil a examiné et approuvé plusieurs projets de décrets et de communications, notamment un projet de décret convoquant le collège électoral pour l’élection des députés, conseillers régionaux et conseillers municipaux.

En réponse à une question sur la grève de certains éleveurs en guise de protestation contre les prix très élevés des aliments de bétail et le manque d’eau, le ministre a déclaré qu’il a eu, à plusieurs reprises, rappelé l'existence d'un plan élaboré par le gouvernement, relatif notamment à la distribution des aliments de bétail et au forage de puits artésiens dans les zones qui ont besoin d'eau ou de fourrage.

Il a ajouté que ce plan est toujours en vigueur et est mis en œuvre par le gouvernement et les autorités administratives de manière efficace, ce qui n'empêche pas la présence de protestations dans certains endroits, car la nature humaine est telle l’homme aspire toujours à davantage d’acquis, soulignant d’autre part que dans notre pays, la libre expression civilisée est garantie et on peut manifester de quelque manière que ce soit, pourvue que ce soit de manière pacifique et qu’elle ne nuise à personne.

En réponse à une question relative au point de vue du gouvernement concernant une lettre qui serait adressée par le président du mouvement IRA au président français, dans laquelle il accuse la Mauritanie d'être un Etat esclavagiste et raciste, le porte-parole du gouvernement a déclaré que les lettres du soi-disant président du mouvement IRA et ses voyages sont connus de tous et que ses discours sont avant tout opportuniste.

Il a souligné qu’il existe un groupe qui, depuis longtemps, se prépare et essaie de se trouver une place dans la société à travers l’exploitation des problèmes des populations et des droits de l'Homme, alors qu’il s’agit de questions qui devaient être sacrées, soulignant que l’on se doit d’œuvrer à trouver des solutions aux séquelles de l’esclavage en Mauritanie.

Le ministre a ajouté que nul ne devrait écarter ces problèmes et tirer profit de leurs effets au détriment de ceux qui sont touchés par les séquelles du phénomène de l'esclavage, qui n'existe d’ailleurs plus, mais dont subsistent certaines séquelles en plus des effets du sous-développement, de l'ignorance et de la pauvreté.

Il a rappelé que le gouvernement a pris les mesures et initiatives nécessaires pour l’éradication des séquelles de l’esclavage, que l'agence ‘’Tadamoun’’ a été créée pour ce faire, et que 40% du budget de l'Etat a été mis en place pour lutter contre la pauvreté, et ce en plus du budget de l'éducation destiné aux franges concernées, notant que l'élimination de ces séquelles nécessite un certain temps parce que l'homme ignorant doit apprendre et ensuite travailler, car les effets de l’apprentissage ne sont pas immédiats.

En réponse à la question si la visite du président français Emmanuel Macron, est une visite pour prendre part au sommet africain ou une visite officielle en Mauritanie, le ministre a indiqué que la visite était préprogrammée pour la Mauritanie, mais le président français a souhaité que cette visite intervienne pendant la période du sommet africain pour y participer.

Il a ajouté que cette visite a son propre programme, faisant remarquer que la France n'est pas membre de l'Union africaine, mais la présence du président français est vitale et une opportunité pour de nombreux présidents de se rencontrer pour discuter des problèmes du continent africain et du monde lors de ce sommet, qui réunira 42 dirigeants africains, représentant la plus forte présence jusqu'ici pour les sommets africains qui ne rassemblent, généralement, que 20 à 22 dirigeants.

Sur la question relative à la participation ou non du roi Maroc, le porte-parole officiel du gouvernement a précisé que la présence du souverain n'a pas encore été confirmée.

De son côté, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a déclaré qu’il a présenté devant le conseil des ministres un projet de décret portant convocation du collège électoral pour l’élection des députés, des conseillers régionaux et des conseillers municipaux le 1er septembre 2018 et en cas de second tour, le samedi 15 septembre 2018.

Il a ajouté que les forces armées et de sécurité voteront le vendredi 31 août 2018 pour le 1er tour et en cas de second tour, le vendredi 14 septembre 2018.

Le ministre a expliqué que les candidatures pour les députés à l’Assemblée nationale devront être déposées auprès du représentant local de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pendant la période allant de 18 juillet à minuit jusqu’au jeudi 02 août 2018 à minuit, alors que le dépôt de candidatures pour les conseillers régionaux et municipaux aura lieu auprès du représentant local de la CENI à partir de mardi 03 juillet 2018 à minuit jusqu’au vendredi 13 juillet 2018 à minuit.

Il a souligné que la campagne électorale pour les 3 scrutins sera ouverte le vendredi 17 août 2018 à minuit pour être clôturée le jeudi 30 août à minuit, précisant que la CENI se prononcera sur la validité des candidatures de députés au plus tard le mardi 07 août 2018 à minuit.

La CENI examinera la validité des listes de conseillers régionaux et municipaux au plus tard lundi 23 juillet 2018.
Dernière modification : 21/06/2018 20:33:31