Rosso,  26/05/2018
La ville de Rosso, à l’instar du reste du pays, vit ces jours-ci une atmosphère de piété et de dévotion hautement spirituelle à l’occasion de ce mois béni du ramadan.

C’est donc une opportunité saisie par les bienfaiteurs d’inscrire leurs actes en cette période où la récompense des bonnes actions est multipliée.

C’est aussi le lieu pour la délégation régionale du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel d’entreprendre un certain nombre de mesures pour contribuer à faire revivre ce mois béni à travers une série de conférences, d’exposés et de cours présentés par un groupe d’Uléma et de Fakih dans les mosquées qui traitent les règles du jeûne et de la place du croyant qui accomplit ce pilier de l’Islam dans de bonnes conditions.

En harmonie avec cette ambiance pieuse, les restaurants sont fermés de jour depuis le début du mois en respect au sentiment des musulmans pour revivre leurs activités pendant le soir.

Parallèlement les marchés sont bondés d’acheteurs et les femmes sont particulièrement présentes pour acheter les produits et denrées entrant dans la composition du déjeuner- Iftar. Dans cette perspective, les fruits et légumes s’arrogent la place de choix dans emplettes. En tout état de cause l’activité dans les marchés est intense et l’afflux des habitants des quartiers proches du marché est important.

L’apport des villages avoisinant Rosso a, quant à lui, contribué à l’augmentation de l’offre de produits en particulier en légumes et en fruits pour certaines espèces au moins; car il s’agit de zones agricoles dont la principale production est céréalière, fruitière, ce qui a participé à la stabilité des prix.

Dans ce cadre, M. Ramdhane Ould Jiddou vendeur de légumes a affirmé que les prix des produits maraîchers sont restés stables en raison de l’approvisionnement en viande, légumes et autres produits agricoles d’usage pendant le mois du ramadan. A cela s’ajoute l’apport des boutiques ‘’Emel’’.

Pour sa part, la citoyenne, Mariem Mint Moussa a indiqué que les produits les plus consommés pendant ce mois n’ont pas connu de hausse significative de prix en raison de l’offre en quantité suffisantes sur le marché.

Cette effervescence des marchés vécue pendant toute la journée prend fin dès le crépuscule où les rues les marchés deviennent complètement déserts et où le calme règne sans partage dans la cité, rompu seulement par les appels du muezzin pour la prière.

Dans ce contexte, les fidèles après une journée laborieuse de jeûne vont à la table de l’Iftar qui est servie avec au menu des plats constitués à base de produits locaux (céréales et dérivés ; légumes etc.).

En dépit de l’évolution enregistrée ces dernières années dans la variation du menu de l’Iftar, les agriculteurs et éleveurs de la ‘’Chamama’’ sont, eux, restés en dehors de ces changements dans les habitudes alimentaires, se limitant à la bouillie à base de sorgho ou de blé parfois nouvellement introduit dans les habitudes alimentaires mais devenu partie intégrante de la nourriture dans le pays. Cette bouillie est précédé par quelques dattes pour les plus munis relativement d’entre les habitants.

Bien sûr, le menu comprend de la viande ou du poisson frais (‘’Guedj’’) et au milieu de la nuit (vers 0 heure) dans la Chamama le ‘’bassi’’ avec le ‘’hakou’’ constituent le repas du soir.

Quant aux citoyens de la couche moyenne, le menu est beaucoup plus varié et plus consistant et cela, suivant les familles et leurs revenus ainsi que la vision des maîtresses de maison qui gèrent le ménage.
Dernière modification : 26/05/2018 20:53:29