Nouakchott,  23/05/2018  -  L ’Assemblée nationale a consacré sa séance plénière de mercredi présidée par M. Mohamed Ould Boilil, son président à une question orale adressée par le député Dane Ould Ethmane à la ministre de l’élevage, Mme Fatma Vall Mint Soueinae portant sur l’évaluation du plan d’urgence mis en place par le gouvernement pour atténuer les effets du déficit pluviométrique enregistré pendant l’hivernage dernier à travers la mise à disposition d’aliments de bétail pour les éleveurs, le forage de puits pastoraux et l’aide aux citoyens dans le besoin.

Le député a, dans sa question indiqué que le secteur de l’élevage fait face cette année à la rareté des pâturages, ce qui a conduit le gouvernement à mettre en place un plan d’urgence pour aider les citoyens d’une part et le cheptel menacé par la sécheresse d’autre part.

Il a demandé de réviser ce plan, qui a été marqué par son inefficacité et de le dynamiser pour l’adapter aux exigences de la situation afin de préserver la ressource animale menacée d’extermination avant qu’il ne soit trop tard.

M. Dane Ould Ethmane a sollicité la prise de mesures concrètes pour aider les éleveurs que d’aucuns estiment avoir aujourd’hui particulièrement besoin de soutien.

La ministre a rappelé, quant à elle, au début de sa réponse la place de choix qu’occupe la ressource animale dans l’économie nationale où elle représente plus de 20% du PIB et où elle est le deuxième pourvoyeur d’emplois (soit 16%) en plus du fait que 70% des habitants vivant en milieu rural sont directement ou indirectement liés à cette ressource.

Elle a relevé que le cheptel constitue un des facteurs essentiels de la sécurité alimentaire car la culture de notre société fait que les produits d’origine animale sont les plus consommés, soulignant le rôle de cette ressource pour améliorer la résilience face aux chocs extérieurs autant que dans la lutte contre la pauvreté.

Mme Mint Soueinae a passé en revue les mesures prises pour dynamiser le rôle de la ressource animale dans l’économie à travers la création d’un département exclusivement voué à l’élevage qui veille à élaborer le cadre juridique et à poser les plans et programmes ainsi que les stratégies qui garantissent la dynamisation de la participation de ce secteur dans l’économie nationale.

« Le gouvernement œuvre dans le cadre de la SCAPP à l’horizon 2030, à développer l’élevage afin de jouer un rôle pivot dans l’économie nationale », a-t-elle dit, soulignant la présentation inédite en 2017 par son département à ce propos, d’un plan national pour le développement de l'élevage, destiné à promouvoir et à fructifier ce potentiel grâce à des études approfondies afin d’identifier toutes les dimensions nécessaires à réaliser cet objectif.

« Ce plan s’est articulé autour de plusieurs axes dont principalement le renforcement de l'arsenal juridique, la vulgarisation, la gouvernance vétérinaire, la consolidation de la compétitivité et de la productivité, la valorisation et l’appui du système pastoral en plus de la gestion durable des ressources naturelles », a-t-elle ajouté.

« Le département a mis en place, en partenariat avec les secteurs gouvernementaux concernés, un système efficace d'alerte précoce de collecte des informations, visant à déterminer les données nécessaires telles que les précipitations, l'état de santé, la situation épidémiologique, la répartition géographique des pluies, en plus d’informations liées à l’élevage et dont l’étude contribue à prendre les décisions appropriées pour chaque situation », a-t-elle poursuivi.

La ministre a rappelé par ailleurs les données enregistrées l’année dernière, qui ont conduit la commission technique interministérielle à tenir une réunion en septembre 2017, afin d’identifier les insuffisances enregistrées et sur la base desquelles a été décidé la mise en place d’un programme d’appui au cheptel pour 2018.

« Ce programme est formé de quatre composantes fondamentales : appui de l’aliment-bétail (i), la santé animale (ii), les points pastoraux dans lesquels sont créés des forages pour faciliter l’accès des éleveurs aux ressources hydrauliques (iii) et la culture des fourrages sur un périmètre de 200 ha afin d’atténuer le déficit pastoral (iv) ».

« Certaines mesures dont celle de Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, portant exonération de l’aliment-bétail des taxes douanières, ont été prises », a-t-elle dit, mettant en exergue les points positifs propres à l’actuel programme d’intervention dont sa mise en œuvre précoce, la qualité de l’aliment-bétail, la généralisation des distributions et les forages.

Les députés ont loué dans leurs interventions, le programme d'intervention adopté par le gouvernement pour venir en aide aux éleveurs en cette année difficile, insistant sur sa généralisation et sur l’augmentation des quantités mobilisées.
Dernière modification : 23/05/2018 19:08:45

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