R’Kiz,  17/07/2017  -  Dans le cadre du lancement de la campagne agricole 2017-2018, le président de la République qui s’est réuni aux cultivateurs et acteurs agricoles, lundi après-midi à R’Kir, a insisté sur la nécessité d’accroître la production agricole et d’engager, pour ce faire, les compétences nationales.

Le Président de la République a indiqué, au cours de cette réunion, que la plupart des ouvriers agricoles travaillant actuellement dans le secteur de l’agriculture sont des étrangers, ce qui influe nécessairement sur la rentabilités du secteur, appelant les acteurs agricoles à tirer profit des compétences sorties de l’Institut Supérieur des Etudes Technologiques de Rosso et la participation à la campagne d’emploi des diplômés mauritaniens et l’absorption du chômage.

Au début de la réunion, le Président de la République a souligné que la plupart des problèmes auxquels le secteur de l’agriculture fait face ont été résolus, rappelant que les efforts consentis par l’Etat se sont répercutés, de manière positive, sur la production du riz et que, du point de vue qualité, la production est, cette année, nettement supérieure à celle de l’année dernière.

Il a, par ailleurs, ajouté que l’Etat fournit aux agriculteurs les machines agricoles subventionnées à 50%, appelant les acteurs à s’acquitter des créances auprès de la CDD, indiquant qu’il n’est point raisonnable que le taux de paiement des créances ne dépasse guère les 82%, et que cela veut dire qu’il y a, chaque année, un déficit de 18%.

Le Président de la République a d’autre part déclaré qu’il n’est personnellement pas disposé à créer des établissements voués à l’échec, indiquant que si la situation ne s’améliore pas, l’Etat cèdera ce rôle aux banques primaires qui seront certainement plus performante en matière de recouvrement du moment où il s’agit d’institutions appartenant à des particuliers.

Il également fait remarquer qu’il n’est pas raisonnable que l’Etat continue, en vain, à faire d’aussi lourdes dépenses au profit d’un secteur agricole dont le rendement demeure en deçà des résultats escomptés alors qu’il y a d’autres secteurs vitaux qui ont besoin de l’appui d l’Etat.

Il a ajouté que l’actuelle situation négative que connait le secteur est causée par les vieilles pratiques qui ont entrainé la banqueroute de l'Etat, ce qui a obligé celui-ci à abandonner la poursuite des créances et à perdre des centaines de millions d’ouguiyas dans de telles affaires.

Il aussi souligné que l’Etat a créé une société de récolte qui a été, à son tour, qui a rencontré les mêmes problèmes, ajoutant que lorsque l’Etat a renoncé à l’achat systématique des récoltes, il a été constaté une nette amélioration en quantité et en qualité des produits. Il également souligné que le rôle du secteur de l’agriculture dans le développement économique du pays est indéniable, qu’il faut qu’il y ait plus de responsabilité et de conséquence dans l’action des uns et des autres.

Enfin le Président de la République a souligné que l’Etat a décidé de diminuer le taux d’intérêt sur le crédit agricole (6%) et qu’en la matière, il est appliqué le régime des transactions islamiques, ‘’Mourabaha’’ mais que tous ces efforts ont buté à la problématique de l’obstacle de non-respect des engagements.
Dernière modification : 17/07/2017 22:46:39

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