Nouakchott ,  21/03/2017  -  L’assemblée nationale a adopté, au cours d'une séance plénière tenue mardi sous la présidence du député El Khalil Ould Tiyib, son premier vice président, un projet de loi relatif à la convention de crédit signée le 30 novembre 2016 entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Africain de Développement, destinée au financement du programme des reformes économiques et de la diversification de l’économie, Phase I.

Le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, M. Mohamed Ould Kembou a souligné, dans son exposé devant les députés, que la résilience de l'économie nationale aux chocs externes au cours des deux dernières années est due à l'ambitieux programme d'investissement public adopté au cours des dernières années et la réorientation de la stratégie gouvernementale vers la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Il a par la suite ajouté que le gouvernement a, dans ce sens, élaboré, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, un programme de réforme visant à renforcer les bases nécessaires à la réussite du processus de diversification de l'économie.

Le ministre a noté que ce programme de réforme, premier de son genre, a été obtenu avec l'accord de la banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, indiquant qu'il servira de point de départ d'un processus d'opérations programmées annuellement et avec des montants plus importants à court et moyen termes et bénéficiera de l'appui d'autres partenaires techniques au cours des prochaines années.

Il a ensuite expliqué que l'enveloppe financière globale accordée par le Fonds africain de développement au programme des réformes économiques et de la diversification de l’économie, Phase I, qui intervient dans l'efficacité des dépenses publiques et du système de production hors industries extractives, s'élève à 6700460 unités de compte de la Banque Africaine de Développement dont 3427000 unités de compte sous forme d'un don et le reste sous forme d'un prêt.

Le ministre a précisé que le prêt, objet du présent projet de loi, atteint les 3273000 unités de compte, soit l'équivalent de 1585000000 d'Ouguiya remboursables en 40 ans dont 5 années de grâce et avec une taxe de service de 0,75% par an du prêt initial décaissé et non payé ainsi qu'une taxe d'engagement de 0,5% par an sur les montants du prêt non décaissés.

Dans leurs interventions, les députés ont souligné l'importance de cet accord qui inaugure une nouvelle phase de rapports avec les partenaires qui donne la préférence aux priorités nationales de l'économie tout en axant sur la gestion rationnelle des ressources disponibles au lieu de se baser sur les financements extérieurs particulièrement onéreux et de rentabilité douteuse.

Ils ont relevé que les ressources dont dispose le pays sont de nature à favoriser un décollage économique indépendamment des financements extérieurs qui entravent le pays avec leurs engagements excessifs, notant qu'une grande partis de ces crédits vont au profit d'experts et de techniciens qui viennent des Etats prêteurs ou donateurs.
Dernière modification : 21/03/2017 18:21:44

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