Nouakchott,  27/10/2014  -  Bien que très jeune capitale, Nouakchott a été victime de macrocéphalie urbaine en raison, sans
doute, de l’exode rural consécutif à la sécheresse, de la métropolisation, mais aussi de son statut de
capitale politique, qui lui a valu un surdéveloppement au détriment des autres wilayas du pays.
Parallèlement à cette situation, les problèmes liés aux eaux usées, à l’enlèvement et au traitement
des ordures et à la prise en compte des questions d’hygiène et de salubrité urbaines n’ont jamais été
sérieusement intégrés dans les différents plans de développement de la cité.
Les nombreux lotissements de terrains ont été effectués sans études préalables pour s’assurer de la
bonne implantation des infrastructures, notamment des canalisations d’eau des égouts et la mise
en place de systèmes fiables de collecte et de traitement des ordures domestiques et industrielles.
Le mode spatial d’urbanisation privilégiant l’étalement,au détriment de la construction en hauteur
et les mentalités bédouines ont exacerbé les problèmes d’hygiène et de salubrité dans la ville.
Aujourd’hui, les amoncellements d’ordures et de détritus et l’encombrement des espaces publics offrent une image hideuse de la cité et altèrent la qualité de vie de ses habitants et leur causent de
nombreux désagréments.La grande campagne d’assainissement de la ville
de Nouakchott, lancée samedi dernier, par le Président de la République, par la mobilisation
qu’elle a suscitée et les moyens qui y sont déployés,pourrait annoncer le début d’un changement des
mentalités sur la voie d’une prise de conscience civique collective des problèmes liés à l’environnement urbain de façon générale et des questions
d’assainissement, d’hygiène et de salubrité publics en particulier.
Pendant deux semaines, les citoyens s’investiront à rendre leur cité plus propre, son cadre plus vivable, son air plus respirable, ses voies plus dégagées.
On saura alors faire toute la différence entre l’image d’une cité propre et celle d’une ville qui
croule sous le poids des ordures. On comprendra aussi que l’état de propreté de la cité ne peut être
du seul ressort de la commune, des services publics, de la société civile et des sociétés de ramassage
et de traitement des ordures. Quels que soient les moyens mobilisés, les équipements installés et
les contrats négociés, la propreté de la cité reste,avant tout, une question de civisme et de mentalité
des citoyens.
Comme l’a affirmé le Président de la République lors du lancement de la grande campagne d’assainissement '' Quels que soient le volume et l'ampleur
des efforts déployés par l'Etat, sans la contribution des citoyens, non seulement par des
actions limitées dans le temps, les ordures ne seront pas dégagées. Il faut un travail de citoyenneté
qui découle d'une prise de conscience réelle de l'impérieuse nécessite de préserver continuellement
la propreté de la ville. Il s'agit d'une œuvre commune de longue haleine où chacun doit participer,
en fonction sa capacité et sa position''.
Autant cette campagne est indispensable pour redonner à la capitale le visage qui lui sied en tant
que vitrine du pays et pour offrir à ses habitants un cadre de vie sain, autant cette dynamique
devra s’inscrire dans la durée à travers des mécanismes fiables d’enlèvement et de traitement des
ordures et surtout par l’observation de comportements civiques. C’est par les efforts conjugués de
tous les Nouakchottois que leur cité sera propre.
La Rédaction
Dernière modification : 30/10/2014 11:42:20

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