Nouakchott,  28/05/2014  -  L’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union africaine (UA), a eu 51 ans, dimanche 25 mai 2014.
Créée au départ pour parachever la libération du Continent, réaliser l’idéal panafricaniste, cette Organisation devait assumer la délicate mission de consolider l'union politique et économique de l’Afrique et défendre la souveraineté de nos nouvelles nations.
A la naissance de l’OUA, le 25 mai 1963, les conditions pour la réalisation de cette mission n’étaient guère favorables. Les sujets de division et de discorde abondaient entre de jeunes États qui venaient tout juste d’accéder à la souveraineté. Des lignes de fracture séparaient anglophones et francophones, le groupe dit des «Révolutionnaires» plaidant pour la création d'un État fédéral africain doté d'un gouvernement, d'un budget et d'une armée et celui dit des «Réformistes », qui tenaient à maintenir le cap sur une Afrique des Patries coopérant avec l’ancien colonisateur.
En dépit de ces adversités saillantes qui s’ajoutent à d’autres obstacles, certes moins apparents, mais beaucoup plus pernicieux, l’Organisation devait entamer tant bien que mal sa longue marche visant la réalisation du rêve des pères-fondateurs de l’Union africaine.
C’est ainsi que, pendant longtemps, l’OUA avait œuvré au développement de la solidarité entre nos jeunes Etats mais n’y a toujours pas réussi comme les Africains le souhaitaient, en raison des lourdeurs bureaucratiques, des querelles marginales et du respect rigoureux des principes de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats souverains.
L’Organisation avait néanmoins scellé le sentiment d’appartenance à une même entité, à une même aire géographique et, mieux, avait développé une prise de conscience de l’unicité du destin des peuples du continent.
Mieux, le bilan de l’organisation panafricaine, même s’il reste en deçà de certaines ambitions, comprend quand même une contribution agissante à la libération des pays restés sous le joug colonial, à l’élimination définitive de l’odieux système de l’Apartheid en Afrique du Sud et au règlement de nombreux conflits interétatiques qui ont éclaté çà et là en Afrique, compromettant la vie en harmonie de nos peuples et l’exploitation optimale de leurs potentiels en faveur du bien-être collectif.
Les performances avérées de l’organisation dans ce domaine ont valu à l’UA d’avoir des qualités de médiateur reconnues par l’ONU.
La réussite, le 23 mai 2014, de la médiation conduite au Mali par le président en exercice de l’UA, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, illustre à la fois l’efficacité de la diplomatie mauritanienne mais aussi l’engagement de l’organisation panafricaine à entreprendre, à chaque fois, la médiation appropriée pour trouver des solutions justes et pacifiques aux conflits interétatiques ou intra-étatiques.
A l’instar de ce qu’elle a été au moment de son accession à l’indépendance, la Mauritanie d’aujourd’hui montre à travers l’engagement personnel du Président de la République dans la recherche de solutions aux problèmes posés au Continent, qu’elle demeure fidèle à l’esprit des pères-fondateurs et à l’impérative nécessité de promouvoir cette Afrique qui en a tant besoin.
La Mauritanie est, en cela aussi, fidèle à elle-même qui est, n’est-ce pas, une synthèse de l’Afrique, de toute l’Afrique, de ses énormes potentialités, de ses aspirations et de ses ambitions mais aussi de ses préoccupations et des défis qui jalonnent la voie de son développement.
Ce sont là des atouts qui préfigurent la réussite du mandat du Président Mohamed Ould Abdel Aziz à la tête de l’UA. Celle-ci, en prenant en compte les préoccupations des jeunes et des femmes, fait déjà preuve d’une volonté de rupture avec le passé et exprime avec force sa détermination à exploiter tous les potentiels disponibles en faveur de l’homme africain. Et c’est là aussi une convergence supplémentaire avec l’approche mauritanienne actuelle appelant à une exploitation optimale des moyens disponibles et disant que les jeunes et les femmes doivent plus que jamais assumer leur entière responsabilité d’acteurs efficaces de développement.
Pareilles orientations, ajoutées aux perspectives prometteuses de croissance en Afrique et, surtout, à la volonté de la nouvelle génération de dirigeants, sont de nature à rassurer quant à l’avenir de notre continent. Dans le droit fil de la vision des pères-fondateurs ; vision faite de liberté, de progrès, de développement et d’émergence de cette « Afrique, notre Afrique!».
Dernière modification : 13/06/2014 13:12:49

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