Tripolie,  18/03/2013  -  Secouée par le printemps arabe, la Libye renoue de plus en plus avec la stabilité et s’investit d’emblée dans une approche mettant la lutte contre le terrorisme et le crime transfrontalier au premier rang de ses priorités. C’est le constat, lors de sa mission d’information sur le terrain, du groupe des journalistes de la cellule de communication de l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL) issue des pays du sahel (Mauritanie, Algérie, Mali, Niger, Libye, Burkina Faso)
«Nous mettons la lutte contre le terrorisme et contre toutes les formes de criminalités en tête de nos priorités car nous ne voulons pas que la Libye soit une base arrière pour les groupes terroristes qui constituent une source de nuisance contre notre pays et les pays amis et voisins», affirme M.Gumaa Atiga premier vice président du Congrès National Général Libyen, lors d’une rencontre exclusive avec les journalistes accrédités à l’UFL.
« Le gouvernement à déjà désigné un haut responsable militaire qui à pris en charge ce dossier. Ce responsable dispose des moyens financiers et logistiques nécessaires à l’accomplissement convenable de sa mission dans une approche qui se fonde sur l’étroite corrélation entre la sécurité de la Libye et celle des pays de la région ».
« Après chaque révolution, il y a une période de vacuité caractérisée par le désordre, et il est naturel que les groupuscules profitent de cette situation pour faire du trafic d’armes et de drogues. Nous avons pris en considération cet aspect et avons aussitôt mis en place un dispositif pour parer à de tels risques », ajoute M. Atiga.

Sans sécurité, il n’y a pas de développement
De son côté M. Saleh EL Makhzoum deuxième vice président du conseil a précisé que ‘’la Libye est plus que jamais déterminée à jouer un rôle positif dans la stabilité de la région’’. ‘’La convention de Ghadamès qui a été signée par le gouvernement a insisté sur la sécurité considérant que le défi de la stabilité des pays voisins est un seul et même combat avec la nôtre. C’est dans ce nouveau contexte que nous avons tous mis en œuvre pour que notre sous région reste épargnée par la violence, le terrorisme et le crime transfrontalier’’, explique- t-il. ‘‘La sécurité et le développement son un binôme indissociable, car il n’y a pas de sécurité sans développement’’ martèle-t-il.
Dans le cadre de sa nouvelle politique étrangère, la Libye cherche aujourd’hui à occuper le leadership des pays luttant contre le terrorisme et tous les genres de crimes.
A cet effet, la nouvelle équipe dirigeante a la certitude que seuls les pays qui se sont engagés de façon réelle dans une approche globale de lutte ont pu parvenir à des résultats concluants. Elle demeure convaincue que les regroupements et la coordination restent les seuls gages qui peuvent pérenniser l’action de lutte. C’est ainsi qu’ils se sont félicités de la création du mécanisme de l’UFL et ont exprimé leur disponibilité à lui apporter le soutien nécessaire. Ils ont par ailleurs demandé à ce qu’il soit élargi à d’autres pays du continent.
Jeter les bases d’un Etat de droit
Le Congrès National à qui les Libyens ont accordé leur confiance, lors des dernières élections qualifiées de transparentes, a déjà pris les mesures nécessaires pour passer de la phase révolution à la phase Etat.
C’est ainsi que les commissions techniques issues du Congrès National, détenant le pouvoir législatif, ont déjà finalisé un arsenal juridique selon l’ordre prioritaire exigé par les circonstances. Cet arsenal juridique vient combler le vide qu’a connu l’Etat lors de la période de l’ancien régime, instaurer les fondements juridiques d’un ’Etat de droit auquel aspire le peuple libyen et jeter les bases d’institutions démocratiques. En un mot, mettre sur place les agrégats d’un Etat moderne capable de garantir un avenir radieux dans un climat de liberté et de justice.
‘’Les commissions techniques chargées de la législation ont déjà soumis la loi de la justice transitoire au Congrès National. Elles ont finalisé le texte de la constitution qui est en phase de relecture pour être très prochainement examiné’’ nous confie M.Gumaa.
Pendant notre séjour, la Libye était en pleine effervescence. C’était la grande fête. La deuxième année de la révolution du 17 février, précisément deux jours avant l’anniversaire, les Libyens vivent déjà l’événement. Ils ont envahi de façon spontanée les rues et les places publiques qui connaissent chaque soir des attroupements et où jeunes, vieux, femmes, hommes et enfants viennent vivre dans la joie et l’allégresse ce qu’ils appellent l’ère de la liberté.
De Misrata à Zouara, Sibrata et Zaouiya, en passant par Zliten, Sough joumaa, Tajoura et Fashloum, le spectacle était le même : drapeaux, feux d’artifice, ballons à hydrogène et klaxons dominent les lieux dans des carnavals qui ne se terminent qu’au petit matin.
Dernière modification : 18/03/2013 21:02:58

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