Nouakchott,  13/07/2011
Le ministère de la justice a organisé, mercredi, au palais des congrès à Nouakchott, en collaboration avec l'Union européenne, une journée d'information sur la réforme judiciaire.
Les axes de cette réformes tendent à renforcer l'Etat de Droit, à assurer la garantie des libertés individuelles et collectives et à asseoir une justice efficace et fonctionnelle au service de la paix sociale et du développement économique du pays.
Cette réforme permettra, en outre, entre 2011 et 2015 de rapprocher la justice des justiciables, de la rendre plus diligente et garante de l'égalité de tous devant la loi, conformément au programme politique du Président de la République.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, le ministre de la justice, M. Abidine Ould El Khaire a indiqué que l'institution judiciaire constitue un pilier essentiel dans un Etat de Droit et un levier principal de la crédibilité de celui-ci, à travers la protection des libertés des citoyens, la préservation de leurs biens et leur sécurité, ainsi que la création d'un environnement propice à la paix civile, à la stabilité sociale et politique, à l'émergence d'un développement durable et à la garantie d'un contexte favorable pour attirer les investisseurs nationaux et étrangers.
Fort de ce constat, a dit le ministre, le Président de la République, Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz n'a cessé, là où l'occasion se présente, de donner les instructions allant dans le sens du développement et de la modernisation de l'appareil judiciaire "qui assume une lourde responsabilité en matière de distribution de la justice entre les justiciables".
Il a souligné que l'importance accordée par le Président de la République à l'appareil judiciaire s'est vue concrétisée dans les axes prioritaires du programme du gouvernement qui fait de la justice un objectif stratégique.
Il a ajouté que la rencontre d'aujourd'hui réflète l'intérêt qu'accordent les pouvoirs publics à la réforme judiciaire en tant que choix politique, matérialisé durant les trois dernières années par l'amélioration des conditions matérielles et morales des magistrats et des auxiliaires de la justice, ainsi que par la mise à norme des infrastructures judiciaires et la modernisation du dispositif juridique et législatif.
Le ministre a affirmé que des pas importants ont été franchis sur le chemin de la réforme " et les résultats escomptés ont commencé à porter leurs fruits au niveau du système judiciaire", a-t-il dit, soulignant qu'un travail de longue haleine reste cependant à faire, "ce qui nécessite la conjugaison des efforts des acteurs judiciaires afin de consolider et pousser vers l'avant les actions de notre département, conformément aux orientations de notre gouvernement et aux engagements de nos partenaires dans le domaine judiciaire".
Prenant la parole à son tour, SEM Hans-Georg Gerstenlauer, ambassadeur, chef de Délégation de l'Union européenne a indiqué que l'Union Européenne accompagne depuis 2007 la réforme du secteur de la justice, soulignant qu'au bout de 4 années d'appui, il était nécessaire de reprendre le dialogue sur cette réforme et de s'informer sur les acquis ainsi que sur les futurs axes d'intervention.
Il s'est, par ailleurs, félicité de la volonté politique de la Mauritanie qui a permis d'organiser la journée d'aujourd'hui et d'entamer les études et les activités nécessaires à la discussion en vue de l'adoption d'une nouvelle stratégie pour les années à venir.
Il a ajouté que l'Union Européenne porte une attention particulière à la consolidation de l'Etat de Droit en Mauritanie, précisant que c'est pour cela qu'elle a mis à la disposition des autorités un programme d'appui au secteur de plus de 1,8 milliards UM ainsi qu'une série de financements directs avec des associations des droits de l'homme à hauteur de 955 millions d'UM.
La cérémonie d'ouverture de la journée s'est déroulée en présence des ministres de la défense nationale et des affaires économiques et du développement, du commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, du Président de la cour suprême et du procureur général près la cour suprême.
Dernière modification : 13/07/2011 17:36:44