Nouakchott,  12/07/2011
Les travaux d’un atelier relatif à la restitution des conclusions de l’étude sur la définition d’un mécanisme intégré de financement des collectivités territoriales ont été ouverts, mardi, à Nouakchott.
Ouvrant cette rencontre, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Mohamed ould Boilil a indiqué que la problématique du financement du développement local , d’une manière générale, et le renforcement des institutions locales, en particulier, constitue une des priorités du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.
Il a précisé que c’est dans ce cadre que le gouvernement du premier ministre, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a adopté en avril 2010 une déclaration de politique de décentralisation et de développement local qui réaffirme la volonté politique de la Mauritanie de faire de la décentralisation une option et un choix irréversibles.
Le ministre a ajouté que pour le gouvernement mauritanien, la décentralisation apparaît comme une alternative permettant une meilleure adaptation à un contexte caractérisé par la recherche du progrès économique, l’adaptation et la modernisation des structures sociales confrontées à des mutations en profondeur.
Dans ce cadre, a-t-il dit, on peut considérer que la décentralisation renforce l’Etat de Droit avec des niveaux de représentativité locale nécessaires pour l’ancrage de la démocratie.
Elle permet aussi, a précisé le ministre, de mobiliser les énergies et les moyens pour plus d’efficacité administrative, et ce à travers un transferts des compétences et des moyens exercés au niveau territorial le plus proche du citoyen.
M. Mohamed Ould Boilil a souligné que la question des ressources financières trouve dans ce contexte toute sa place comme thème majeur puisque, a-t-il précisé, la décentralisation ne sera viable que si les collectivités territoriales disposent de moyens, sous forme de fiscalité locale propre et de transferts financiers de l’Etat, conséquents, à même de leur procurer suffisamment de ressources eu égard à leurs missions.
Conscient de cette problématique, a ajouté le ministre, le gouvernement a mis en place le GAREF, groupe d’appui aux réformes de l’Etat pour le financement des collectivités territoriales.
Le ministre a enfin rassuré les participants quant à la volonté du gouvernement d’accompagner ce processus de recherche d’un mécanisme pérenne, efficace et intégré pour le financement du développement local dans notre pays.
Prenant la parole à son tour, l’ambassadeur, chef de Délégation de l’Union européenne en Mauritanie, SEM. Hans-Georg Gerstenlauer a indiqué que la décentralisation doit être la jonction entre démocratie et développement.
C’est ainsi, a-t-il dit, que la décentralisation place les communes et les citoyens, qui deviennent responsables de la gestion des affaires locales à travers les élus, au cœur de la vie démocratique d’un pays.
Le diplomate européen a en outre noté que, plus proches des populations qu’elles administrent et de leurs problèmes quotidiens et de base, les communes doivent devenir des acteurs de premier plan du développement local et de la lutte contre la pauvreté.
Il a ajouté que pour appuyer l’Etat mauritanien à mener à bien ce processus , l’Union Européenne et les partenaires européens ont mis en place le programme européen de renforcement des institutions des collectivités locales et de leurs services, doté de plus de 12 millions d’euros.
C’est dans ce cadre, a-t-il dit, que l’étude sur le mécanisme intégré de financement des collectivités territoriales a été réalisée. Cette étude, a-t-il noté, a été menée en étroite concertation avec toutes les parties prenantes impliquées dans la décentralisation, soulignant qu’elle vise à trouver des réponses concrètes et intégrées aux besoins de financement des communes, seules collectivités territoriales existant aujourd’hui en Mauritanie, car sans ressources, les communes ne peuvent rien faire pour le développement de leur territoire et leurs populations.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier qui dure un seul jour s’est déroulée en présence des ministres des affaires économiques et du développement, des finances et de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire.

Dernière modification : 12/07/2011 15:24:42