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Un espoir nourri, un engagement tenu Par Hamada Ould Mohamed Saleh

Tidjikja,  23/03/2011
Aspiration lancinante et constante des populations de l'Adrar et du Tagant, la route Atar-Tidjikja est restée, pendant de longues décennies, un espoir qui n'a cessé d'habiter les collectivités de ces deux wilayas et, par delà, tout le reste du pays.
Régions pourtant frontalières, l'Adrar et le Tagant ont vu, depuis le déclin des réseaux caravaniers transsahariens, leurs échanges se rétrécir comme peau de chagrin.
Centres oasiens par excellence, carrefours traditionnels de commerce et régions phares de production intellectuelle et culturelle, ces deux wilayas ont payé un lourd tribut du fait de leur enclavement et de la perte de leur ouverture à leur espace naturel et immédiat censé promouvoir leur expansion économique et sociale.
Théoriquement, le projet de construction de la route Atar-Tidjikja a toujours été ostensiblement affiché par les gouvernements précédents comme étant une des plus grandes priorités qu'ils inscrivent au centre de leurs principales préoccupations.
Mais les années se sont succédées, le même discours officiel s'est perpétué et rien, vraiment rien, ne pointait à l'horizon pour offrir une quelconque lueur d'espoir. A force d'entendre des engagements jamais tenus et des promesses jamais honorées, les populations ont presque fini de se rendre à l'évidence que ce projet ne verra jamais le jour de leur vivant.
Que ne fut alors leur joie quand elles apprirent que la première pierre de cet important ouvrage sera posée par le Président de la République, donnant ainsi le signe symbolique du démarrage effectif des travaux de cette route.
Par son déplacement et par cet acte lourd de signification, le Président exprime, encore une fois, son attachement réel à la réalisation des aspirations du peuple mauritanien et son désir sincère de réponde promptement à ses profondes attentes, comme il en a déjà, à maintes reprises donné la preuve, à chaque fois qu'il lançait des projets structurants ambitieux à impact direct sur le plus grand nombre de citoyens.
Comme tous les projets soutenus par la nouvelle dynamique de changement, cette route participe des bases fondatrices d'un développement global et intégré.
Longue de 350 kilomètres, elle relie deux capitales oasiennes, deux wilayas entre elles et constitue aussi un segment de jonction entre les Etats du nord de l'Afrique et les pays subsahariens.
Cet axe renforce les objectifs stratégiques en matière de transport national et s'intègre harmonieusement avec la politique de lutte contre la pauvreté. Il contribue également au désenclavement de larges zones de productions, d'échanges et de commerce.
Rien que la zone restreinte de cette future réalisation couvre une population de plus de 40.000 habitants, sans compter des dizaines d'autres milliers de citoyens qui évoluent dans la zone élargie de ce projet routier et qui seront, naturellement, touchés, eux aussi, par les nombreuses incidences positives de cet important ouvrage.
Toutes les collectivités de Ras-Tarf, Tlhayatt, Aoujeft, Timinit, Daaja, Tenmaouend, Lebheir, El Maleh, Iterkent, Takhness, Alouise, Ain-Safra, Oudey El Khatt, levkarine, Oum-Jloud, Rag Tejekanett, Nwazrag, Rachid, Lehoueitat, pour ne citer que ces villages et points de parcours de la grande transhumance.
En termes d'impacts positifs directs, on peut notamment citer la création de nombreux emplois provisoires, l'amélioration des qualifications locales, la réduction du temps et des coûts de transports des personnes et des biens, l'amélioration du cadre et des conditions de vie et de production, l'accès aux services de santé et la facilitation des évacuations sanitaires, la fluidité de l'accès aux zones de production, la promotion du tourisme et de l'investissement, le renforcement des circuits de communication.. Il serait sans doute fastidieux d'énumérer toutes les retombées positives d'un tel projet. L'ampleur de son impact attendu est à la dimension de la joie et de la gratitude que les populations ont exprimées à la seule annonce de son démarrage.
Cette future grande réalisation favorisera le développement de l'investissement dans tous les secteurs de l'économie nationale et ouvrira de larges et prometteuses perspectives pour l'amorce d'une nouvelle dynamique dans toute la région.
Dès lors, il n'est pas étonnant que les populations aient longtemps nourri l'espoir de voir accomplie leur aspiration au désenclavement et, il n'est pas étonnant non plus que le Président ait, comme à son habitude, répondu à leur attente avec toute la promptitude qu'elles avaient souhaitée.
Dernière modification : 23/03/2011 11:17:40