Nouakchott,  06/01/2011
le ministre d'Etat à l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Ahmed Ould Bahiya, a commenté jeudi les résultats de la réunion du conseil des ministres.
Il a indiqué, dans ce cadre, que ladite réunion a adopté deux projets de décret dont celui portant réorganisation du diplôme du baccalauréat national, rappelant à cet fait que la promotion de la réforme 99 accédera au Bac cette année ce qui ouvrira la voie au passage cette année de la première année du système de la filière unifiée, lequel diffère dans de nombreux points avec l'ancien système.
Le nouveau dispositif, dit-il diffère à plusieurs échelons de ce qui était en vigueur, non seulement par le fait langue d'enseignement n'était répartie entre les filières arabe et française, mais aussi dans les matières elles-mêmes, notamment,leurs coefficients sur la base desquels s'effectue le baccalauréat.
Et d'ajouter : " comme vous le savez, il était prévu que les épreuves de l'ancien système s'effectuent pour la dernière fois l'année scolaire 2009-2010, mais après la demande formulée par certains candidats à ce diplôme, lors de la visite du Président de la République M. Mohamed Ould Abdel Aziz au lycée d'Arafat I,une possibilité est offertes aux candidats de l'ancien système qui peuvent désormais se présenter aux examens et ce jusqu'en 2011. "
Le ministre a souligné qu'une opportunité de se présenter au nouveau baccalauréat a été ouverte, sur la base que l'ancien système qui sera maintenu pour deux années, aux fins de donner la chance aux candidats d'y participer. Il a ajouté également qu'il est possible pour les postulants au diplôme du bac, s'ils le veulent de s'adapter au nouveau dispositif, tout en se portant candidats.
Le ministre a précisé que le projet de décret permet apporte des améliorations dont la mise à terme à la pratique de l'exclusion définitive de ceux qui obtiennent moins de 3 points dans les matières principales, même si leurs moyennes sont élevées, alors qu'en même temps, que les candidats qui ont plus de 3 points et des moyennes de 8 sont admissibles à la session complémentaire, tout en sachant que l'élève peut avoir d'excellentes notes dans des matières, mais du fait de conditions psychologiques et d'obstacles quelconques, il chute dans les matières principales; ce qui le prive de toute participation à la session complémentaire.
Le ministre a ajouté, par la suite, que pour des raisons d'excellence et de distinction, il n'est pas autorisé à l'élève de passer la première session avec moins de 5 points dans les matières principales, tout en pouvant participer à la session complémentaire si sa moyenne générale atteint 8 points, sans tenir compte de ses résultats.
"Ce qui signifie que la session complémentaire est ouverte pour celui qui obtient une moyenne de 8, quelque soient ses notes dans les autres matières principales ou secondaires", explique-t-il.
Il a indiqué aussi que le Conseil des ministres a adopté le projet de décret instituant une indemnité spéciale au profit des professeurs d'enseignement secondaire exerçant dans les lycées d'excellence, actuellement au nombre de deux, précisant que sur orientations du Président de la République, l'Etat a créé cette année des lycées d'excellence, relevant que cette initiative sera étendue à tous les établissements scolaires des chefs-lieux des wilayas.
M. Ahmed Ould Bahiya a, aussi, réitéré l'attention que l'Etat accorde à l'encouragement et à la promotion des génies et des innovations, soulignant que ces lycées d'excellence constituent une occasion pour les apprenants et une motivation pour les professeurs de l'enseignement secondaire désireux d'y intégrer, d'où l'adoption de cette indemnité spéciale dans ces établissements.
Il a indiqué aussi que ce nouvel intérêt intervient dans le cadre du renforcement et de l'appui de l'approche adoptée par le gouvernement, sur instruction du Président de la République, mettant fin à la mauvaise image du secteur de l'enseignement héritée des ères de la négligence, étant donné que l'enseignement n'a jamais bénéficié de mesures de motivation des génies, ni d'une importance véritable, d'où son incapacité de jouer un rôle capital dans le développement du pays.
"Aujourd'hui, l'intérêt accordé aux élèves surdoués et aux professeurs distingués est considérable pour sauver le système pédagogique de la situation dans laquelle il se trouvait, situation caractérisée par la négligence et l'anarchie totales" a-t-il dit.
Et d'indiquer que l'encouragement des génies, la construction du campus universitaire, l'ouverture d'instituts professionnels et la tenue prochaine des états généraux de l'éducation, sont autant de symboles édifiants du projet du Président de la République visant à redresser et à relancer ce secteur vital sur des bases saines, solides et durables pour garantir présent et le devenir du pays.
Le ministre a, enfin, affirmé que ces réalisations phares constituent une étape avancée dans le projet de société que le Président de la République veut bâtir, projet au sein duquel l'enseignement occupe une place prépondérante, eu égard à son apport dans le développement global du pays.
A la fin de son point de presse, le ministre a répondu aux questions des journalistes.

Dernière modification : 06/01/2011 21:43:09