Activités gouvernementales

Le pays connaît de réels progrès en matière de libertés publiques, déclare le ministre de la communication

Nouakchott,  15/12/2010
Le ministre de la communication et des relations avec le Parlement, M. Hamdi Ould Mahjoub, a indiqué que son département s'efforce à enraciner la liberté de la presse, à développer les mécanismes de son assistance, à garantir la liberté d'expression, à améliorer l'image du pays à l'extérieur, à évaluer et à suivre les performances des medias nationaux, qu'ils soient publics ou indépendants.
Le ministre qui présentait le budget de son département devant la Commission financière à l'Assemblée nationale, mardi soir à Nouakchott, a ajouté que le développement et la promotion des institutions constitutionnelles ne peuvent avoir lieu en l'absence de la liberté. Il a souhaité que les institutions qui découleront de la loi de libéralisation de l'espace audiovisuel, approuvée par le Parlement dans sa dernière session et publiée début septembre dans le Journal officiel, contribuent à cet effort.
M. Hamdi Ould Mahjoub a expliqué que les ennemis de la liberté sont très nombreux et que les plus dangereux parmi eux sont les habitudes sociales et les systèmes traditionnels contraires au concept de l'Etat moderne.
Il a précisé que les établissements publics de l'information souffrent de nombreux problèmes résultant des accumulations de plusieurs décennies de gestion anarchique, assurant que le traitement de ces problèmes constitue une priorité de son département.
Selon lui, le ministère s'emploie à mettre en oeuvre d'ambitieux programmes dont l'ouverture, avant fin février, de radios locales dans les capitales de toutes les wilayas du pays et l'organisation, dans un court délai, de la presse écrite et électrique à travers une panoplie de mesures juridiques et réglementaires afin de mettre un terme à l'anarchie existant dans ce secteur et qui a empêché son développement et constitué un obstacle de taille devant l'aide qu'il reçoit de la part de l'Etat.
Le ministre a souligné que l'Etat prend en charge 70% des coûts d'impression des journaux dont le nombre a atteint cette année 229 titres.
Pour leur part, les députés membres de la Commission financière ont focalisé leurs interventions sur le budget du ministère qui s'élève à 2 milliards 530 millions d'ouguiyas. Ils ont insisté sur la nécessité de concevoir une politique de l'information centrée sur le développement, l'enracinement de la culture de la démocratie, le renforcement de l'unité nationale et la sensibilisation autour de la citoyenneté et de la Constitution et des lois du pays. Les députés ont également réclamé l'amélioration de la situation des travailleurs des medias publics pour les dissuader d'émigrer vers d'autres employeurs.

Dernière modification : 15/12/2010 13:20:52