Nouadhibou ,  14/11/2010
Dans le cadre des activités préparatoires de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance nationale, la commission chargée de la mobilisation et de la manifestation a organisé hier soir au Centre du Savoir de la ville de Nouadhibou, une conférence sur l'importance de l'unité nationale, présentée par l'imam de la Mosquée Bilal de Cansado, le professeur Aboubacar Hamadi Di.
Le conférencier a parlé au début de son exposé de l'importance de l'unité nationale, en sa qualité de partie intégrante de l'unité de tous les musulmans, appelant les citoyens mauritaniens à dépasser certaines mentalités étroites et d'oeuvrer à l'unité de l'Etat.
Il a souligné également que la diversité est un facteur d'enrichissement "car nous sommes tous des créatures d'Allah, égaux à la naissance, dans les droits, devant les obligations et devant la Charia et la loi" a-t-il dit.
Le conférencier a ajouté: "après l'indépendance, les fondateurs de l'Etat mauritanien s'étaient fixés de grands espoirs de l'unité nationale entre toutes les composantes de la nation, retenant la devise -honneur-fraternité-justice".
Et de préciser par la suite que tous les gouvernements précédents avaient oeuvré pour la réalisation de ces objectifs" chacun selon sa conception, sa capacité, même si certains ont connu un recul dangereux du fait des extrémistes" a-t-il dit.
Le professeur Aboubacar Hamadi Di a souligné aussi que: "vivre ensemble oblige tous à toujours oeuvrer à tourner la page du passé et à porter notre responsabilité dans la participation à la construction de l'avenir commun de notre nation".
Le conférencier a précisé par la suite que l'unité nationale n'est pas un slogan politique, ni un cheval pour réaliser certains desseins existentiels, "mais un devoir que tous les fils du pays doivent suivre et concrétiser".
Hamadi Di conclut en disant: "le grand espoir sous la direction de son excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, s'est caractérisé par la sincérité et le devoir de rendre compte - ce qui n'existait pas dans les régimes antérieurs".
Et de dire "avec la rectification des dysfonctionnements, la prière sur la mémoire des victimes des événements douloureux, l'indemnisation des leurs, en passant par le retour des réfugiés, le traitement de la question de l'esclavage et de ses séquelles, le dialogue avec les jeunes embrigadés par les idéologies extrémistes et terroristes et l'amnistie des repentis sont des grandes réalisations qu'ils faut préserver".
Dernière modification : 14/11/2010 19:00:00