Nouakchott,  05/09/2010
L'analphabétisme a longtemps représenté au sein de la frange féminine un taux de 65% selon des estimations du ministère de l'éducation nationale. Mais des efforts remarquables ont été déployés au cours des années 90 pour limiter l'écart important qui existait entre les genres.
Des stratégies et programmes divers ont été mis en oeuvre à cette fin au niveau du secteur de l'enseignement pour résorber les différences entre les genres et entre les zones et régions du pays.
De même, un accent a été mis sur l'amélioration de l'offre pédagogique à travers l'augmentation de la capacité d'absorption du secteur public.
Ainsi, les taux bruts de la scolarisation des filles ont connu une augmentation constante au cours des dix dernières années.
Pour ce qui est de l'enseignement fondamental, ce taux brut a atteint pendant l'année scolaire 1993 -1994 les 65,5% pour remonter par la suite à 98% au cours de l'année scolaire 2004 -2005.
Aussi le nombre de filles dans l'enseignement fondamental a-t-il atteint en 1990-1991 les 70066 pour frôler ensuite en 2002 - 2003 le chiffre de 193265 avant d'être porté à 221777 pendant la scolarité 2004-2005. Cela implique que le nombre a connu une augmentation de l'ordre de 300% au cours de 14 ans.
Selon le document de la stratégie du département, il est constaté depuis plus de deux ans environs, que les taux globaux nets de scolarisation des filles dépassent la scolarisation des garçons. Ainsi nous trouvons que le taux global équivaut à 98% contre 92,3% pour les garçons tandis que le taux net de scolarisation des filles est de l'ordre de 75,5 contre 71,6 pour les garçons.
S'agissant de la répartition géographique, le même document montre que toutes les régions ont atténué les différences exceptées certaines d'entre elles, le Guidimagha notamment avec un taux de 53%.
L'on constate aussi que les taux de scolarisation dans les wilayas du Hodh Charghi, de l'Assaba, du Gorgol, du Brakna et du Guidimagha restent encore en deçà de la moyenne nationale jusqu'à ces dernières années.
Concernant le 1er cycle de l'enseignement secondaire, le taux de scolarisation des filles a connu une croissance rapide et nette dépassant les 78% lors de la décennies écoulées.
On constate que le nombre de filles atteignait les 13837 en 1996 - 1997 pour remonter à 38880 en 2004 - 2005, ce qui montre un taux avec une moyenne de 65% tout au long de 9 ans.
S'agissant de l'évolution globale de la scolarisation, pour les 1er et 2ème cycles de l'enseignement secondaire, elle était très limitée entre 2001 et 2005 enregistrant nombre de disparités et d'écarts entre genre et régions.
Il apparaît à travers ces données que des pas considérables ont été franchis vers l'égalité entre les genres mais des efforts doivent encore être fournis pour améliorer le taux de scolarisation dans le second cycle du secondaire.
Le document souligne que globalement, on peut dire que le système pédagogique enregistre plus d'équité entre les genres et les données disponibles montrent une quasi égalité entre eux au niveau du fondamental où le taux de scolarisation des filles dépasse même celui des garçons, alors qu'au niveau des 1er et 2ème cycle du secondaire l'écart entre eux ne cesse de rétrécir.
En ce qui concerne, le succès aux examens nationaux, il existe encore des différences entre les deux genres avec un taux de réussite de 24% pour les filles contre 37% pour les garçons.
Ces écarts augmentent lorsqu'il est question de l'examen du baccalauréat où le taux de réussite des filles représente 7% contre 17 % pour leurs homologues masculins.
L'enseignement supérieur, quant à lui, laisse apparaître des disparités bien plus marquées car les filles ne représentent à ce niveau qu'un taux de 31% seulement de l'ensemble des étudiants.




Dernière modification : 05/09/2010 16:24:00