Nouakchott,,  06/04/2010
Le ministre de la santé, Dr Cheikh El Moctar Ould Horma ould Bebana a affirmé que la Mauritanie est considérée parmi les pays de la sous région où le taux de prévalence du VIH est faible, car représentant moins d'un pour cent.
Le ministre qui parlait, mardi, à Nouakchott, à l'ouverture de l'atelier de conception de l'outil islamique de plaidoyer pour la réponse au VIH et au Sida en Mauritanie a ajouté que ce pourcentage nous impose d'oeuvrer continuellement pour empêcher la propagation de la maladie et appuyer les mécanismes de prévention épidémiologique pour enfin vaincre cette maladie en limitant ses répercussions économiques et sociales et en prenant en charges les personnes atteintes.
Le ministre a indiqué que depuis la découverte du 1er cas du SIDA en Mauritanie en 1987, les pouvoirs publics ont pris diverses mesures pour faire face à ce défi, dont notamment la mise en place d'un programme national de lutte contre le SIDA. Il a souligné qu'en outre, un cadre stratégique de lutte contre le SIDA a été élaboré, en 1999, grâce à un appui de la coopération américaine. Ce cadre fixe, a-t-il précisé, 5 axes stratégiques d'intervention suivant une approche participative multisectoriels.
Dr Cheikh ould Horma Ould Bebana a affirmé que cette orientation s'est renforcée davantage dans le cadre de la politique sociale suivie actuellement par l'Etat et qui fait du citoyen sa priorité, conformément à l'intérêt très grand qu'accordent les hautes autorités du pays à cette question.
Le ministre a enfin précisé que les oulémas se doivent de jouer un rôle très grand dans la lutte contre le SIDA et la prise en charge des malades, soulignant qu'ils ont toujours été un exemple dans ce domaine ici et en Afrique.
Pour sa par Dr Ndoungou Salla Ba, secrétaire exécutive du Comité National de lutte contre le Sida a indiqué que le sujet objet de la réunion d'aujourd'hui "constitue une préoccupation nationale et mondiale car l'épidémie du VIH impose un lourd tribut à nos nations et continue encore de nous interpeller", précisant que même si la prévalence du VIH en Mauritanie est de moins de 1 %, "il y a d'immenses efforts à déployer pour la contenir".
Elle a enfin souligné que les résultats enregistrés "en matière de prévention de l'épidémie sont une raison majeure pour redoubler les efforts consentis et freiner la propagation du VIH, voire la rabaisser".
Ceci est d'autant nécessaire que l'exemple de certains pays africains, qui avaient des taux de prévalence très faibles dans les années 90, moins de 2%, se sont retrouvés subitement, quelques années après, avec des taux très élevés, dépassant 20 %, a-t-elle ajouté, soulignant que la raison de cette recrudescence tient au fait qu'ils avaient baissé la garde.
Prenant la parole à son tour, l'ambassadeur des Etats Unis d'Amérique en Mauritanie, M. Mark M. Boulware, s'est félicité de l'attention particulière accordée par l'USAID West Africa à travers AWARE II à la Mauritanie dans le cadre de ses interventions, précisant que notre pays figure parmi ceux qui vont bénéficier du maximum d'interventions de la part de ce Projet.
De son côté, le représentant de l'OMS à Nouakchott, M. Lamine Cissé Sarr, a indiqué que cet atelier, en dotant les imams et ulémas de messages bien ciblés, clairs et conformes aux valeurs islamiques, leur permettra, ainsi qu'à toutes les autres organisations sociales, de jouer leur véritable rôle en véhiculant des messages de prévention du VIH/Sida porteurs de changement de comportement à tous les niveaux de la communauté.
Cet atelier de deux jours, le 5ème du genre en Afrique de l'ouest après le Mali, la Guinée Bissau, le Burkina Faso et le Tchad, regroupe des imams, ulémas, parlementaires, représentants d'organisations internationales à Nouakchott et de pays africains.
L'ouverture a eu lieu en présence des secrétaires généraux des ministères de la santé, des affaires islamiques et de la communication ainsi que de la représentante résidente du PNUD en Mauritanie.
Dernière modification : 06/04/2010 17:00:00